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A Amboise, des moutons remplacent les débroussailleuses

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Par , France Bleu Touraine

Depuis ce mardi, une trentaine de brebis ont été installées sur deux sites de la ville d'Amboise. C'est ce qu'on appelle de l'éco-pâturage.

Les brebis resteront sur place jusqu'en novembre, elles reviendront au printemps prochain
Les brebis resteront sur place jusqu'en novembre, elles reviendront au printemps prochain © Radio France - Annabelle Wanecque

Amboise, son château, son histoire liée à Leonard de Vinci... Et ses moutons ! Depuis ce mardi, une trentaine de brebis sont installées en deux endroits de la ville, sur les 5000 mètres carrés du plateau des Châtelliers et sur les plus de 3 hectares de La Varenne sous Chandon. Leur mission, c'est tout simplement de tondre à la place des personnels de la mairie ! C'est ce qu'on appelle de l'éco-pâturage. C'est bien sûr tout ce qu'il y a de plus écologique. Et ce n'est pas le seul avantage. Selon Xavier Leman, technicien au service environnement de la mairie d'Amboise, cela permet aussi de préserver la faune et la flore des sites concernés. "En travaillant avec des machines, on va avoir une poussée d'herbe assez haute, de 50/60 centimètres, on va avoir un aspect pas entretenu, et quand on va passer la débroussailleuse, on va tout raser d'un coup et on va donc détruire beaucoup d'espèces animales et végétales. L'avantage de l'éco-pâturage au niveau visuel, paysager, c'est que l'on va avoir tout le temps un secteur entretenu, tout en préservant la flore. Les orchidées qui sont par exemple présentes ici, sur ce coteau un peu calcaire, ne sont pas mangées par les moutons". 

"Un retour aux sources" - Marc Calvez, de l'ESAT en charge du projet

Une présence de moutons en pleine zone urbaine qui peut paraître étonnante, reconnait Marc Calvez, moniteur à l'ESAT Les Ormeaux à Montlouis-sut-Loire, c'est ce service d'aide par le travail qui est en charge du projet. "On est plus habitués. _On a trop fait confiance aux produits phyto et aux machines, on a oublié les animaux qui pouvaient entrer dans une démarche plus naturelle et plus efficace"_. Et aussi moins pénible pour les personnels de la mairie qui jusqu'ici entretenaient ces sites deux à trois fois par an. Sur le plateau des Châtelliers par exemple, le terrain est en pente et très vallonné. Les agents étaient donc obligés d'intervenir, débroussailleuses à la main et sur le dos.

Les brebis y resteront jusqu'en novembre, avant de rentrer dans leur ferme située dans l'Indre et de revenir au printemps prochain. Il s'agit de races rustiques, adaptées pour vivre en extérieur. C'est l'ESAT des Ormeaux à Montlouis et deux éleveurs de Châtillon-sur-Indre qui vont maintenant s'occuper d'aller sur place au moins deux fois par semaine. Le coût pour la mairie de cet éco-pâturage serait équivalent à celui d'une gestion mécanisée, aux alentours de 2900 euros par an.

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