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Climat – Environnement

A Chenôve, des volontaires travaillent pour la préservation des pelouses calcaires

dimanche 29 avril 2018 à 11:10 Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne

Peu à peu, la verdure reprend ses droits sur le plateau de Chenôve, où un violent incendie avait durant l'été 2015 dévasté 80 hectares de lande et de forêt. Mais les opérations de nettoyage se poursuivent. Hier, des volontaires ont ramassé du bois mort sur les pelouses calcaires.

Les volontaires ont ratissé le terrain pour le débarrasser des branches et souches laissées après le passage de l'incendie de 2015.
Les volontaires ont ratissé le terrain pour le débarrasser des branches et souches laissées après le passage de l'incendie de 2015. © Radio France - Jacky Page

Chenôve, France

A l'appel de la ville de Chenôve et du Syndicat Intercommunal de sauvegarde et de mise en valeur du Plateau du Sud Dijonnais, une trentaine de volontaires se sont activés hier après-midi. Ils avaient pour mission de ramasser le petit bois qui jonche les pelouses calcaires, après l'incendie de 2015. Ce nettoyage permettra à un agriculteur de passer une faucheuse.

Un trio ânes, chevaux, vaches, pour entretenir les pelouses calcaires

Un troupeau de vaches de race Aubrac, des ânes et des chevaux, sont utilisés sur ces espaces pour préserver la biodiversité typique des pelouses calcaires. C’est Alexia Perrot, installée à Corcelles-lès-Monts qui en est chargée. Son conjoint, Mathieu Lhuillier, éleveur, précise l’intérêt du trio d’animaux déployés sur le plateau : « le type de pâturage réalisé par les ânes est plus sur les ligneux, donc sur les buissons, que sur l’herbe, alors que les chevaux pâturent essentiellement de l’herbe plutôt tendre. Les bovins, eux, vont aller sur de l’herbe notamment abrasive, comme le brachipode qu’on retrouve beaucoup ici après l’incendie ».

D'impressionnants tas de branchages - Radio France
D'impressionnants tas de branchages © Radio France - Jacky Page

préserver la biodiversité de ces espaces

Il est important en effet après l'incendie de sauvegarder cette pelouse naturelle. C'est ce qu'Annabelle Finck a expliqué aux participants. Elle est chargée de mission développement durable pour le SIPLASUD : « les milieux de pelouses calcaires ont besoin d’un entretien pour qu’ils ne se referment pas. Sinon on va avoir un embuissonnement, et au fur et à mesure, l’évolution écologique va faire qu’il y aura de la forêt ». La pelouse calcaire présente une biodiversité spécifique, riche notamment en insectes, en papillons.

Des buissons noircis témoignent encore de la violence de l'incendie de 2015. - Radio France
Des buissons noircis témoignent encore de la violence de l'incendie de 2015. © Radio France - Jacky Page

Equipés de gants de protection, les volontaires se déploient sur le terrain. Chacun se met à l'ouvrage. Jean-Pierre, amoureux de cet espace naturel, a tenu à être présent : « je suis un utilisateur du plateau toute l’année, pour randonner. J’estime qu’on a ici un patrimoine exceptionnel, un poumon vert extraordinaire pour l’agglomération dijonnaise. Donc, tout ce qu’on peut faire pour le protéger et le valoriser, il faut le faire ». À la fin de l'après-midi, les branches ont été jetées sur les côtés du terrain ou dans les fourrés, où elles se dégraderont naturellement. Ce terrain pourra être fauché et rester une pelouse calcaire avec toute sa biodiversité.