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Climat – Environnement

A Malaunay, déjà 42 000 euros récoltés pour financer des panneaux solaires sur le toit d'une école

vendredi 27 avril 2018 à 5:12 Par Hélène Fromenty, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

La municipalité de Maulaunay (Seine-Maritime) a lancé une campagne de financement participatif pour financer des panneaux photovoltaïques sur le toit du groupe scolaire Georges Brassens. En 6 jours à peine, 41 300 euros ont déjà été prêtés. Car cet investissement sera remboursé et rémunéré à 2,3%.

157 mètres carrés de panneaux solaires seront bientôt installés sur le toit de l'école.
157 mètres carrés de panneaux solaires seront bientôt installés sur le toit de l'école. © Radio France - Hélène Fromenty

Malaunay, France

On peut parler d'un beau succès ! Le dimanche 22 avril, la commune de Malaunay, à une vingtaine de kilomètres au nord de Rouen, en Seine-Maritime, lançait une campagne de financement participatif sur la plateforme Lendosphère. Une campagne pour installer des panneaux solaires sur le toit d'une école. En à peine 6 jours, 41 300 euros sur un objectif de 50 000 ont été récoltés. 

Parmi les prêteurs, Grégory Thirel, un Malaunaysien de 40 ans. Pour lui, tout a été très vite :  vendredi dernier, il entend parler du projet, samedi, il va sur la plateforme en ligne, dimanche, il débloque les fonds. "J'ai donné 500 euros", confie-t-il.  Une somme qu'il va donc prêter sur 3 ans à la ville de Malaunay. "C'est un investissement à très court terme, reprend-t-il. La ville rembourse un peu tous les ans, donc au bout d'un an on aura déjà récupérer un tiers du capital." Sans oublier aussi les intérêts. "C'est rémunéré à hauteur de 2,3%, c'est plus que le livret A [0,75%], donc c'est toujours un plus pour le prêteur."

C'est l'avenir

Avec cet argent, la commune va financer un tiers du projet - dont le coût total s'élève à 143 000 euros : 157 m² de panneaux photovoltaïques, qui seront posés sur le toit du groupe scolaire Georges Brassens et de l'école de musique. Et qui permettront "de réduire la consommation électrique de la ville et de baisser ses émissions de gaz à effet de serre" explique la commune sur la plateforme en ligne. 

Un aspect écologique qui a tout de suite séduit Grégory, également père de deux enfants. "C'est l'avenir tout simplement. Les énergies sont épuisables donc il faut trouver d'autres solutions. Cette énergie-là, on peut la consommer à volonté. Il faut qu'on arrête de puiser dans nos réserves pour laisser un monde meilleur à nos enfants demain." 

Protéger l'environnement, c'est aussi le credo de Jean-Pierre Emo, 78 ans et son épouse Claudine, 75 ans. "Même si, nous, on en profitera pas, c'est pour les générations futures." Mais ces retraités malaunaysiens sont aussi et surtout sensibles au côté participatif du projet. "Que les gens se rencontrent, fassent des choses ensembles, énumère Claudine. C'est très important dans une commune." Alors ils n'ont donné "que" 100 euros chacun. "Si on avait voulu faire un placement, on aurait mis une somme plus importante. On aurait vidé le livret A ! Non, on a donné juste juste ce qu'il faut pour que beaucoup de Malaunaysiens puissent participer." Le couple se laisse d'ailleurs le temps de compléter si besoin. 

Fracture numérique

Seul souci, pour Jean-Pierre, cette plateforme en ligne. "C'est quand même assez compliqué. Je n'ai pas l'habitute, et j'ai dû m'y reprendre à 4 ou 5 fois." Un problème que Laurent Fussien, le directeur général des services de la ville, a vu venir : ceux qui besoin d'aide, ou qui n'ont pas internet chez eux peuvent venir le faire auprès de lui, en mairie. 

"Notre objectif était d'avoir beaucoup de préteurs, de tous les âges. On sait que la fracture numérique se pose surtout pour les personnes d'un certain âge. On sait aussi que ces personnes ont des capacités à investir sur de tels projets et on ne voulait pas que ce soit une barrière pour eux." Cette semaine, il a ainsi accompagné un couple de retraités pendant une heure pour faire les démarches nécessaires. 

Au total, plus de 115 personnes ont prêté, et près d'un prêteur sur trois est un Malaunaysien. Ce qui fait sourire le maire de la ville, Guillaume Coutey. "On ne s'attendait pas à un tel engouement. On a toujours un peu de mal à mobiliser les habitants sur un certain nombre de sujets. Alors même si pour nous c'est un peu plus cher qu'un emprunt bancaire classique, c'est aussi un bon moyen d'embarquer avec nous, dans l'aventure municipale, les gens qui habitent la commune."

La campagne devait durer un mois mais devrait se terminer plus vite que prévu. Désormais, elle est réservée aux Malaunaysiens. Les travaux commenceront donc dès le mois prochain, pour une mise en service des panneaux à la rentrée de septembre. La municipalité envisage de recourir de nouveau à ce mode de financement à l'avenir.