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Climat – Environnement

À Montpellier, la TAM multiplie les contrôles pour le stationnement payant

mardi 5 juin 2018 à 18:09 Par Benjamin Billot, France Bleu Hérault

Dans les rues de Montpellier, on ne voit plus qu'eux : les agents de stationnement de la TAM. Depuis que le contrôle du stationnement est passé en délégation de service public, de nombreux montpelliérains estiment que les contrôles sont plus nombreux.

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Montpellier, France

Certains les appellent les "hommes en rouge". Ils vont souvent deux par deux, ils ont remplacé les anciennes "contractuelles" ou "pervenches" comme on les appelait dans le temps, mais ils ont la même mission : distribuer des amendes, des douloureuses, des prunes, des PV... bref, des contraventions. 

Ou plutôt des "forfaits post-stationnement", comme on les appelle officiellement désormais.

Jusqu'à 3 contrôles par jour dans certaines rues 

Ce sont les agents de la TAM qui contrôlent le stationnement payant à Montpellier depuis le début de l'année. Et de l'avis de nombreux commerçants et habitants, ils s'acquittent de cette tâche scrupuleusement. Dans certaines zones, on les voit passer deux ou trois fois par jour. Celui qui ne paie pas l'horodateur ou son forfait mensuel reçoit presque inexorablement son "forfait post-stationnement" : 17 euros  ou 33 euros si on ne paie pas dans les 4 jours.

C'est devenu très difficile de flirter avec la réglementation comme beaucoup de commerçants le faisait jusqu'à présent. Avant que ce ne soit la TAM qui contrôle, ils garaient leurs voitures sans payer l'horodateur et ne glissaient de pièce que quand des agents étaient repérés dans le quartiers. Mais ce petit jeu est devenu très compliqué avec la nouvelle fréquence de passage. 

900 amendes par jour

La TAM a pour objectif de faire passer ses agents deux à trois fois par jour dans la zone jaune. Une à deux fois par jour dans la zone orange et une fois par jour dans la zone verte. 900 amendes sont distribuées en moyenne chaque jour aux automobilistes qui n'ont pas payé le stationnement. 

Pour les résidents de Montpellier, il y a une solution simple : ils peuvent prendre le forfait de 15 euros par mois qui leur permet de se garer de manière illimitée dans deux secteurs de la ville. Mais pour les commerçants - ou les salariés - qui n'habitent pas Montpellier, les choses se compliquent : ils n'ont pas accès au forfait résident et la mairie n'a rien prévue pour eux. Or, aux Arceaux par exemple, 7h de stationnement coûtent désormais 33 euros par jour car le quartier est passé en zone orange. Une somme exorbitante pour venir travailler. 

Créer un forfait commerçant non résident ? 

Les commerçants non résidents se retrouvent donc devant ce dilemme compliqué : ne pas venir en voiture au travail ou payer une somme énorme pour se garer quotidiennement. Certains continuent donc leur cache-cache avec les agents de stationnement, mais ce petit jeu est stressant et de plus en plus difficile. 

Ils demandent donc à la mairie de pouvoir payer un forfait commerçant, comme il en existe déjà dans certaines villes comme Paris ou Nice. C'est en effet la mairie qui décide des prix du stationnement et qui reçoit in fine l'argent des amendes. La mairie qui avait d'ailleurs comme projet de réexaminer les conditions de stationnement après 6 ou 8 mois d'application des nouvelles règles. On y arrive, peut-être un motif d'espoir pour les commerçants véhiculés...