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Environnement

Affaire des bébés nés sans bras : les investigations vont se poursuivre uniquement dans le Morbihan

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Par , France Bleu Breizh Izel, France Bleu

Les autorités sanitaires ont rendu leur rapport d'expertise ce jeudi à Paris. Des conclusions décevantes pour les parents des bébés nés sans bras car elles n'apportent pas de réponses sur les causes potentielles. Les investigations vont se poursuivre, uniquement dans le Morbihan.

Aurélie Bingler (de Calan) - dont la fille est atteinte - lors d'une réunion publique sur le sujet en novembre 2018
Aurélie Bingler (de Calan) - dont la fille est atteinte - lors d'une réunion publique sur le sujet en novembre 2018 © Maxppp - François Destoc

Guidel, France

Les investigations vont se poursuivre dans le dossier des bébés nés sans bras. Mais uniquement pour les 4 cas recensés dans le Morbihan entre 2011 et 2013. Les cas référencés dans l'Ain et en Loire-Atlantique ne sont pas concernés car il n'y avait pas de registre à l'époque (ce qui rend de fait impossible la vérification scientifique, selon le comité scientifique).

Hier, le comité d'experts de l'ANSES (Agence de sécurité sanitaire) et de Santé-publique France a présenté aux parents les résultats de l'enquête menée depuis le mois d'octobre. Mais il n'y a pas d'avancée sur les causes des malformations.

On ne trouvera probablement pas la cause

C'est donc une relative déception pour les familles morbihannaises qui avaient fait le déplacement. Isabelle Taymans-Grassins, maman d'une petite fille née en 2012 à Guidel : "Ça reste un sujet compliqué avec des freins qui ne permettront probablement pas de trouver la cause. C'est ce que nous a dit la présidente du comité d'experts. On craint que les experts doivent à un moment donné s'arrêter car ils ne sauront plus où chercher." 

Même circonspection de la part de Samuel Bernard, papa d'une petite fille de 6 ans elle-aussi née à Guidel. Nous l'avons rencontré à la sortie du siège de l'ANSES à Maisons-Alfort : "Ils vont mener une nouvelle enquête reconstituer des bases de données sur l'air, l'eau, le sol et se tourner vers les organisations agricoles pour creuser des pistes sur des produits phytosanitaires. On voit que Guidel est un cas qui préoccupe mais on ne sait pas dans quelle direction les choses vont être faites. C'est un travail qui prend du temps mais on aimerait savoir ce qu'ils cherchent et à ce niveau-là, on n'est pas pleinement satisfait."