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Alerte sécheresse : des mesures contraignantes en Isère

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Par , France Bleu Isère

Lundi, la préfecture de l'Isère a placé l'ensemble du département en alerte sécheresse en raison du niveau très bas des cours d'eau et des nappes phréatiques. Des restrictions imposent dès lors des économies d'eau aux particuliers, aux communes et aux professionnels.

Les prélèvements agricoles autorisés pour l'irrigation doivent être réduits de 15%.
Les prélèvements agricoles autorisés pour l'irrigation doivent être réduits de 15%. © Radio France - Jean-François Fernandez

C'est le niveau 2 de la sécheresse. L'Isère, placée depuis le 30 juillet en vigilance sécheresse, est passée lundi en état d'alerte. Une décision préfectorale qui impose des restrictions d'eau aux différents consommateurs.

Concrètement, il est désormais interdit de laver sa voiture ailleurs que dans les stations-services. Interdit, aussi, de remplir sa piscine si elle fait plus de cinq mètres cubes. Tout arrosage est également proscrit entre neuf heures et vingt heures : arrosage des pelouses, des espaces verts publics et privés, des golfs, des stades et autres espaces sportifs, des espaces verts publics. En outre, les communes n'ont plus le droit de laver les voiries, ni de faire fonctionner les fontaines publiques en circuit ouvert sur l'eau potable.

Les agriculteurs, premiers concernés par les restrictions

Principale cible des restrictions, car particulièrement gourmands en eau : les agriculteurs. Depuis la publication du communiqué, ils ont l'obligation de réduire de 15 % leurs prélèvement destinés à l’irrigation, excepté dans l'Isère et le Rhône. Les deux cours d'eau, dont le débit demeure important malgré la canicule, n'ont pas été placés en état d'alerte mais laissés en vigilance. Dans ce cas, la préfecture ne fait qu'attirer l'attention sur l'importance des économies d'eau.

Si l'exception à la règle générale de l'alerte sécheresse a de quoi réjouir la Chambre d'agriculture de l'Isère, celle-ci dénonce néanmoins une situation d'injustice. Pour Jean-Claude Darlet, son président, "l'eau potable et l'industrie représentent environ 90% des prélèvements d'eau, il n'est pas normal que les agriculteurs soient les premiers à passer sous les contraintes". "Même avec moins 15% de prélèvements, renchérit Jean-Claude Darlet, on ne résoudra pas le problème [de la sécheresse]."

Une sécheresse chronique

Une opinion que partage Hervé Bonzi, président de la Fédération de Pêche de l'Isère, pour qui la situation est "catastrophique" mais le problème "global". Après la sécheresse de l'an dernier, la recharge hivernale en Isère n'a pas suffit et la situation s'est rapidement dégradée cet été, avec les fortes chaleurs, surtout dans le Nord-Isère. D'après Hervé Bonzi, le scénario risque de se répéter. 

Selon la dernière campagne de l'Agence française pour la biodiversité, datée du 9 août, 44 % des cours d'eau isérois sont à sec. Un nouveau Comité départemental de l'eau doit se tenir prochainement pour statuer sur l'évolution du niveau des eaux superficielles et souterraines dans le département. Après l'alerte sécheresse, deux autres nivaux existent et pourraient être passés, qui imposent plus de contraintes : l'alerte renforcée puis la crise.

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