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Climat – Environnement

Alteo doit cesser ses rejets liquides dans les calanques d'ici le 31 décembre 2019 selon la cour d'appel

vendredi 25 janvier 2019 à 14:11 Par Julie Pacaud, France Bleu Provence et France Bleu

L'usine d'alumine Alteo de Gardanne doit cesser ses rejets liquides dans les calanques d'ici le 31 décembre 2019. Décision de la cour administrative d'appel de Marseille vendredi. La justice refuse de reporter au-delà de cette date la mise en conformité de l'usine aux normes environnementales.

La justice refuse de repousser la date butoir des rejets de l'usine Alteo dans les calanques.
La justice refuse de repousser la date butoir des rejets de l'usine Alteo dans les calanques. © Maxppp - J-C Monet

Marseille, France

L'usine Alteo de Gardanne a jusqu'au 31 décembre 2019 pour se mettre en conformité avec les normes environnementales et cesser ses rejets liquides dans les calanques. Une décision de la cour administrative d'appel de Marseille qui examinait le recours déposé par plusieurs associations. Celui-ci avait conduit en première instance à la réduction du délai accordé par le préfet qui courait initialement jusqu’à fin 2021. Cette décision est donc confirmée aujourd'hui par cet arrêt.

Date butoir "irréaliste "

Lors de la précédent audience, le 11 janvier dernier, l'usine de fabrication d'alumine avait qualifié cette date butoir d'"irréaliste", et les conséquences difficilement réparables qu'une telle échéance fait courir sur l'usine, son activité et ses 700 salariés. Mais l'argument a été rejeté par la cour d'appel. "Le maintien de la date limite de dérogation au 31 décembre 2019 ne risquant pas d'entraîner des conséquences difficilement réparables pour la société Alteo, la cour a rejeté la demande", a expliqué cette dernière dans un communiqué. Par la voix de son avocate, Alteo estime que l'exécution de cette décision est "inapplicable, irréaliste et irréalisable".

En 2017, le tribunal administratif de Marseille avait était saisi par différentes associations de défense de l’environnement, ainsi que des pêcheurs professionnels et des particuliers, de cinq requêtes pour revenir sur l’arrêté du 28 décembre 2015. Avec cet arrêté, le préfet des Bouches-du-Rhône a autorisé Altéo à apporter des modifications à l’exploitation de son usine de fabrication d’alumine visant à cesser le rejet en mer de résidus de fabrication tout en maintenant le rejet d’un effluent liquide résiduel. Depuis 2016, Altéo ne rejette plus les boues rouges directement en mer, mais seulement des effluents liquides.  Des éléments toxiques ou potentiellement toxiques ayant de graves conséquences sur la faune et la flore sous-marine selon les défenseurs de l'environnement.