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Climat – Environnement

Ancien site nucléaire de Vaujours : une lettre ouverte pour demander la fin du chantier

lundi 8 janvier 2018 à 5:43 Par Rémi Brancato, France Bleu Paris et France Bleu

34 élus et représentants d'associations de Seine-Saint-Denis et de Seine-et-Marne ont écrit aux préfets des deux départements pour demander l'arrêt du chantier sur le fort de Vaujours, ancien site de test des détonateurs de bombes atomiques, où la société Placoplatre installe une carrière de gypse.

Le Fort de Vaujours
Le Fort de Vaujours - (c) Christophe Nédélec

Vaujours, France

Une lettre envoyée le 26 décembre dernier par 34 élus et représentants d'associations de Seine-Saint-Denis et de Seine-et-Marne. Elle n'était pas adressée au père-noël mais aux préfets des deux départements pour réclamer un cadeau particulier : la fin des travaux sur l'ancien fort de Vaujours.  Cet ancien site du commissariat à l'énergie atomique (CEA), situé à cheval sur les deux départements servait de centre de test pour les détonateurs de la bombe atomique française de 1955 à 1997. Aujourd'hui, la société Placoplatre y effectue, depuis début 2016, des travaux de démolition pour y installer une carrière de gypse, à ciel ouvert.

Mais pour les opposants il est contaminé. Ils demandent donc l'arrêt du chantier, dans leur lettre ouverte au préfet. "Il en va de la sécurité et de la santé des citoyens et des salariés amenés à travailler sur ce site" écrivent ils.  Le courrier, transformé en pétition a recueilli plus de 1900 signatures. 

Les opposants demandent la fin des travaux sur cet ancien site nucléaire

Plusieurs "événements significatifs" pour l'autorité de sûreté nucléaire

Ce qui inquiète les opposants au chantier, c'est notamment la découverte, au mois de juillet de plusieurs objets contaminés. "Lors du déblaiement de terre, les équipes ont découvert des objets avec un taux de radioactivité supérieur à la normale et l'autorité de sûreté nucléaire (ASN) a déclaré qu'il s'agissait d'événements significatifs" rappelle Dominque Dellac, conseillère départementale Front de Gauche du canton de Vaujours en Seine-Saint-Denis, qui s'oppose au chantier depuis son origine.  

Cette lettre suite à inspection de l'ASN "rentre dans un processus ordinaire de déclaration" se défend de son côté Gilles Bouchet, le responsable du site pour Placoplatre, qui ajoute que "des systèmes de contrôles environnementaux sont en place et garantissent la santé et la sécurité de tous". "Ce chantier met en danger la santé des travailleurs et des habitants" assure de son côté Christophe Nédélec, du collectif "Sauvons la Dhuis" à l'origine de la mobilisation.

Christophe Nedelec membre fondateur du collectif "Sauvons la Dhuis"

Un "chantier à l'aveuglette" pour les opposants

Avec une dizaine d'autres associations et plus de vingts élus locaux de tout bord politique, il demande la levée partielle du secret défense, qui couvre encore le site, au vu de ses activités passées. "On a aucun bilan des risques c'est un chantier à l'aveuglette" défend Christophe Nédelec.

Les préfets assurent qu'ils répondront "point par point" aux arguments de la lettre ouverte dans les prochains jours.