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Climat – Environnement

Après Fukushima, la sécurité renforcée sur les sites nucléaires du Cotentin

lundi 11 mars 2019 à 8:30 Par Jacqueline Fardel, France Bleu Cotentin

Huit ans après Fukushima où en est-on ? Le 11 mars 2011, un séisme et un tsunami dévastaient la côte nord-est du Japon et provoquaient une catastrophe nucléaire, la plus grave après Tchernobyl. Depuis, qu'est-ce qui a changé ? Où en sont les installations côté sécurité notamment dans le Cotentin ?

Depuis Fukushima, les sites nucléaires de la Manche ont revu les moyens de sécurité en eau et en électricité
Depuis Fukushima, les sites nucléaires de la Manche ont revu les moyens de sécurité en eau et en électricité © Radio France -

Flamanville, France

Trois questions à Adrien Manchon, nouveau chef de division de l'autorité de sûreté nucléaire en Normandie, invité de France Bleu Cotentin ce lundi 11 mars 2019, huit ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima.

*Est ce que tous les sites nucléaires du Cotentin - centrales nucléaires mais aussi usine de retraitement et centre de stockage dans La Hague -  ont fait l'objet de révision ces huit dernières années?

"L'ASN a demandé à tous les exploitants - dans la Manche comme partout en France d'ailleurs - de réaliser une évaluation complémentaire de sécurité, un retour d'expérience approfondie comme après Tchernobyl. Il s'agissait d'étudier la sûreté des installations par rapport à des aléas climatiques, des tremblements de terre, des tsunamis, dont l'ampleur serait supérieure aux données historiques."

*Avec quels changements sur le terrain ? 

"Au Japon, la catastrophe a été amplifiée par deux phénomènes : le manque d'une source d'eau froide pour refroidir l'installation, et l'incapacité à rétablir l'alimentation électrique pour faire fonctionner les équipements.   C'est donc là dessus qu'il fallait travailler. 

Nous avons mis en place des moyens mobiles comme des groupes électrogènes, des moyens électriques plus résistants, des bassins pour l'alimentation en eau de secours, et on a aussi réviser l'organisation de crise en intégrant ces moyens."

*Aujourd'hui est ce qu'on peut dire "Fukushima, plus jamais ça ? " 

"La sûreté s'est améliorée, on a étudié de nouveaux scénarios et on les a pris en compte. Mais le risque existe et il faut toujours faire progresser la sûreté"