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International

Après le tsunami, direction l'Indonésie pour les Pompiers de l'Urgence Internationale

lundi 1 octobre 2018 à 14:47 Par Jérôme Ostermann, France Bleu Limousin

L'heure est à la solidarité avec le peuple indonésien frappé par un tsunami vendredi dernier. Une vague de plusieurs mètres suite à un séisme en mer d'une magnitude de 7.5 sur l’échelle de Richter. L'association limousine des Pompiers de l'Urgence Internationale envoie une équipe sur place.

Avant le départ, c'était des calculs d’apothicaire pour les bénévoles dont les paquetages se voulaient très limités afin d'arriver jusqu'à Palu en Indonésie
Avant le départ, c'était des calculs d’apothicaire pour les bénévoles dont les paquetages se voulaient très limités afin d'arriver jusqu'à Palu en Indonésie © Radio France - Jérôme Ostermann

Limoges, France

La solidarité s'organise suite au tsunami qui a frappé vendredi dernier le sud de l'Indonésie où le bilan ne cesse de s'alourdir (au moins 844 morts lundi midi) et où 191 mille personnes ont besoin d'aide humanitaire d'urgence selon l'ONU. En France, plusieurs associations envoient des bénévoles sur place, notamment les Pompiers de l'Urgence Internationale basés à Limoges. Une équipe de cinq personnes part de Roissy lundi à 22h et doit arriver dans la ville de Palu vers 01h du matin dans la nuit de mardi à mercredi. 

Il faudra respecter la culture et la religion musulmane

Des pompiers chevronnés et habitués à ce genre d'opération comme lors du tsunami près de Banda Açeh, déjà en Indonésie en 2004. Parmi eux, Laurent Gauthier sait à peu près à quoi s'attendre :"Une vague est passée sur les bâtiments. On va avoir des gros problèmes de déplacement et des effondrements. On va voir si l'on peut retrouver des victimes, vivantes ou mortes. On va faire le maximum.

Sachant que cette opération de sauvetage concerne un pays musulman. Il va falloir s'adapter prévient le président de l'association, le Lieutenant Colonel Philippe Besson :"Nous sommes en quelque sorte des invités. Nous n'allons pas là bas pour nous imposer. Il faudra respecter la culture et la religion musulmane. Il y a une façon de traiter les corps et de les récupérer. Idem pour les soins aux femmes."

Tout le désarroi de ces indonésiens devant leurs habitations sans dessus dessous suite au passage du tsunami vendredi dernier à Palu - Maxppp
Tout le désarroi de ces indonésiens devant leurs habitations sans dessus dessous suite au passage du tsunami vendredi dernier à Palu © Maxppp - MAST IRHAM

Sur place, les Pompiers de l'Urgence Internationale seront en soutien d'une équipe locale de sauveteurs. Ils ont pris le maximum de matériel pour retrouver et aider les victimes, notamment une station d'épuration de l'eau. Mais pour eux même, c'est le strict minimum. Pour arriver à bon port, ils n'ont que 12 kilos chacun. 

Rien d'anecdotique dans ce genre d'opération

En revanche, la trousse à pharmacie sera bien garnie explique Laurent Gauthier :"De la Malarone pour le paludisme. Quelques produits pour éviter les problèmes de diarrhées. Et tout ce qu'il faut par rapport aux coupures parce qu'on est dans un milieu très humide. Il faut éviter de se couper et de se faire des blessures parce que ça peut poser de vrais problèmes. Il n'y a rien d'anecdotique dans ce genre d'opération". Comme lors de l'intervention de 2004 lorsqu'un petit bouton près du nez de Philippe Besson avait grossi de manière très importante. 

Le Lieutenant Colonel pour qui la sécurité de l'équipe est toujours primordiale notamment lors des répliques :"On va désigner quelqu'un qui devra veiller à la sécurité des autres membres. Il faut qu'il soit vigilant et si il y a la moindre réplique, notamment la réplique principale (qui lundi midi n'avait toujours pas eu lieu), on a tous sur nous un sifflet. On a des côtes d'alerte. Si il le faut, on évacue et on va sur les points hauts." Vue l'étendue des dégâts, les Pompiers de l'Urgence Internationale se préparent d'ores et déjà à envoyer une équipe de remplacement.