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Climat – Environnement

Après les fortes chaleurs, les "pluies méditerranéennes intenses" arrivent, et peuvent provoquer des dégâts

jeudi 30 août 2018 à 5:45 Par Sarah Mansoura, France Bleu Drôme Ardèche, France Bleu Gard Lozère, France Bleu Hérault, France Bleu Occitanie et France Bleu

Chaque année après l'été, une quinzaine de départements du Sud de la France connaissent des "épisodes cévenols" ou "pluies méditerranéennes intenses". Le ministère de la Transition écologique et solidaire lance une grande campagne de sensibilisation aux risques, notamment celui des crues soudaines.

Avec des pécipitations pouvant atteindre 300 litres par mètre carré, les cours d'eau (ici, la Garonne à Toulouse) peuvent déborder
Avec des pécipitations pouvant atteindre 300 litres par mètre carré, les cours d'eau (ici, la Garonne à Toulouse) peuvent déborder © Radio France - Bénédicte Dupont

Occitanie, France

L'été se termine, et comme chaque année à la fin de la saison estivale, plusieurs départements voient revenir le risque des "épisodes cévenols" ou "pluies méditerranéennes intenses", de septembre à mi-décembre. Il s'agit d'épisodes d'orages très violents ou de pluies très soutenues, qui présentent un risque de crues et d'inondations très importante. 

Cela concerne surtout l'arc méditerranéen, du Roussillon à la Provence, en passant par la vallée du Rhône : quinze départements dont sont particulièrement ciblés par le ministère de la Transition écologique et solidaire, mais le phénomène peut également toucher des départements comme le Tarn ou l'Ariège. 

Des épisodes d'intenses précipitations

A l'automne, des remontées d'air chaud, humide et instable arrivent depuis la Méditerranée. Quand ce vent de mer de basse altitude rencontre, sur le continent, les courants froids de haute altitude, cela peut provoquer des orages très violents et surtout stationnaires. 

Plusieurs types d'épisodes pluvieux existent. Certains, très courts et très localisés peuvent faire chuter "jusqu'à 300 litres d'eau par mètre carré de surface", avance François Duquesne, directeur du Schapi, le Service central d’hydrométéorologie et d’appui à la prévision des inondations, qui gère notamment le site Vigicrues. "En comparaison, un individu lambda utilise environ 20 litres d'eau pour une douche", précise-t-il. 

"Ce sont des pluies diluviennes, des quantités considérables d'eau qui vont provoquer des crues très importantes"

D'autres, comme les "épisodes cévenols", durent plusieurs jours et "peuvent s'étendre sur une surface d'un demi-département ou d'un département entier", explique Catherine Robert, prévisionniste à Météo France. 

Des comportements à adopter

L'un comme l'autre sont dangereux. L'eau peut monter très vite en période de crue. Vingtterritoires particulièrement à risque ont été identifiés par le ministère, parmi lesquels Toulouse, Montauban-Moissac, ou Castres-Mazamet, en Occitanie. 

"Il faut rappeler les consignes de sécurité ; ces gestes peuvent sembler triviaux, des évidences, mais on a tous des comportements déraisonnables", rappelle Laure Tourjansky, cheffe du service de prévention des risques naturels au ministère de la Transition écologique et solidaire. 

"On a tous des comportements déraisonnables"

Mieux vaut donc adopter les bons comportements. Ne pas sortir, ne surtout pas prendre sa voiture, ne jamais descendre dans un parking sous-terrain. Ou encore ne pas aller chercher ses enfants à l'école. Pour retrouver tous ces conseils vous pouvez vous rendre sur Vigicrues, le site de l’État qui surveille 22 000 km de cours d'eau en France.