Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Climat – Environnement

Après les inondations, les sinistrés côte-d’oriens dans l’attente des indemnisations

dimanche 11 mars 2018 à 18:08 Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne

Dans le Châtillonnais, la vallée de la Tille et le val de Saône, les maires des communes sinistrées par les inondations du mois de janvier ont demandé la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle. Ils l'ont obtenue vendredi dernier et attendent maintenant les indemnisations.

En cinq ans, Is-sur-Tille a connu deux inondations majeures.
En cinq ans, Is-sur-Tille a connu deux inondations majeures. - Ville d'Is-sur-Tille

Côte-d'Or, France

A voir les canards barboter dans les eaux tranquilles de l’Ignon, à Is-sur-Tille, on a du mal à imaginer aujourd’hui les inondations qui le 26 janvier avaient envahi certains quartiers de la ville. Thierry Darphin, le maire, a réceptionné 65 demandes de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle. Dont celle de Bernard Mary. En une nuit, son garage s’était retrouvé sous un mètre d’eau, noyant toutes les affaires qui s’y trouvaient. Depuis, les experts des assurances sont passés, et ce sinistré est dans l'attente d'un dédommagement : « une double attente, parce que mon scooter a été noyé. Là ça n’est pas l’assurance de la maison qui marche, mais celle du scooter, c’est compliqué. » 

Une franchise de 380 €

A Bressey-sur-Tille comme à Is, 65 habitations ont été sinistrées. Après une précédente inondation en 2013, Jean-Luc Olivier  avait pris la précaution de surélever ses affaires dans son sous-sol. Peine perdue, cette année, la nappe phréatique est montée jusqu’à une hauteur de 60 centimètres. L'expert est venu chez lui un mois plus tard, et il ne s'attend pas à un dédommagement mirobolant : « on aura une franchise de 380 euros. Donc, entre l’évaluation des biens sinistrés, l’obsolescence qui leur est appliquée, et puis la franchise, à part celui qui a eu une grosse installation mise hors d’état, il n’y aura pas grand-chose à attendre ».

Pour bénéficier d'une indemnisation, ont dû attendre un arrêté interministériel de catastrophe naturelle qui a été publié le 9 mars au Journal Officiel. Les communes concernées par cette reconnaissance sont Aisey-sur-Seine, Ampilly-le-Sec, Arc-sur-Tille, Autricourt, Beaunotte, Belan-sur-Ource, Bressey-sur-Tille, Brion-sur-Ource, Chivres, Courtivron, Échenon, Échevannes, Étrochey, Genlis, Griselles, Is-sur-Tille, Izier, Jallanges, Laignes, Magny-sur-Tille, Les Maillys, Marey-sur-Tille, Marmagne, Pluvet, Sainte-Colombe-sur-Seine, Saint-Marc-sur-Seine, Selongey, Til-Châtel, Vernois-lès-Vesvres, Veuxhaulles-sur-Aube, Villers-les-Pots, Voulaines-les-Templiers.

Des assureurs anticipent l'arrête interministériel

Certaines compagnies d’assurance cependant anticipent la parution de l’arrêté de catastrophe naturelle et prennent déjà en charge les dommages. C’est le cas de Groupama qui affirme avoir déjà versé une indemnisation à 80% des 26 foyers sinistrés assurés dans son agence issoise. Une franchise de 380 € est appliquée aux particuliers. Pour les professionnels, elle est au minimum de 1140 €. Les assureurs sont ensuite remboursés par l’Etat, via le fonds alimenté par une taxe perçue sur les contrats.