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Climat – Environnement

Après un début de printemps très pluvieux en Provence, il faut encore patienter avant le retour durable du soleil

mardi 29 mai 2018 à 10:06 Par Florent Le Saux, France Bleu Provence

Ce printemps 2018 est l'un des plus pluvieux et l'un des moins ensoleillés depuis la création des relevés météo en 1959 en Provence. Et il faut encore attendre pour le retour du grand beau temps. Patrick Noterman, prévisionniste à Météo France, était l'invité de France Bleu Provence ce mardi à 7h20.

A Aix-en-Provence, il a plu un jour sur trois depuis le 1er mars !
A Aix-en-Provence, il a plu un jour sur trois depuis le 1er mars ! © Maxppp - Valérie Vrel

Provence, France

France Bleu Provence : On a tous l'impression que le temps de ce printemps 2018 est vraiment "pourri". Est-ce que c'est confirmé par vos chiffres ?    

Patrick Noterman : Oui, dans les Bouches-du-Rhône, nous sommes sur le 7è printemps le plus pluvieux depuis 1959, le 3è dans le Var. Il y eu pire : par exemple en 1974 et, plus proche de nous, en 2013 ! Mais à Aix-en-Provence, un record est battu : il est tombé 288 millimètres de pluie depuis le 1er mars, deux fois plus que la moyenne. A Aix, on a eu 31 jours de pluie en 3 mois, soit un jour sur 3 !    

FBP :  Le plus marquant, ce sont les orages à répétition. Comment ça s'explique ?      

PN : Les orages sont provoqués par le conflit entre l'air de températures différentes. Le sol commence à bien chauffer mais en altitude, les masses d'air sont toujours assez froides. Habituellement, on constate ce phénomène au milieu du printemps mais c'est vrai : ce mois de mai 2018 est le plus "foudroyé" depuis 2000. Plus de 110.000 impacts ont été répertoriés au niveau national : 4.000 impacts de foudre par jour en moyenne.    

FBP : Est-ce que toute cette pluie compense le temps sec de l'année dernière ?    

PN : Oui, on est en train de rattraper un automne très sec et au-delà, une année 2017 marquée par une sécheresse exceptionnelle. A Aix, par exemple, il est tombé 380 millimètres de pluie depuis le 1er janvier dernier, c'est déjà plus que les 336 millimètres de toute l'année 2017 ! C'est bon pour les sols, ça y'est la nature est repartie. Mais on n'a pas encore récupéré le déficit des nappes phréatiques de 2017.  

FBP : Et le beau temps qui dure, c'est pour quand ?  

PN : Ce n'est pas pour tout de suite, on ne le prévoit pas encore. En fait, on reste sur une situation de "blocage scandinave" : les hautes pressions de l'anticyclone se sont décalées vers le nord de l'Europe. En France, dans le bassin méditerranéen en particulier, on est encore sous l'influence de masses d'air instables. Dans les prochains jours, on aura des périodes de temps sera sec mais aussi des orages qui vont encore se développer localement, notamment sur les reliefs des massifs de Sainte-Victoire et de la Sainte-Baume