Climat – Environnement

Ardèche : de l'arsenic dans les jardins à Soyons

Par Claudia Calmel, France Bleu Drôme-Ardèche vendredi 20 février 2015 à 8:00

Alexandre, un habitant de Soyons sinistré
Alexandre, un habitant de Soyons sinistré © Radio France

La coulée de boue de novembre n’a pas laissé que des traces de terre : de l’arsenic et de l’antimoine ont été mis à jour par les analyses de la Direction Régionale de l’Environnement.

Une grande vague brunâtre qui déferle sur la départementale 86 : les habitants de Soyons (Ardèche) ne sont pas prêts d’oublier la coulée de boue du 28 novembre dernier. Une galerie minière, à l’abandon depuis la fin des années 40, a cédé sous la pression des eaux de pluie et de ruissèlement. La boue a envahi les jardins de certains habitants de la ville.

Des quantités significatives d’arsenic

La galerie incriminée appartenait à une mine de pyrite, un métal qu'on utilisait pour les engrais. La Direction Régionale de l’Environnement et de l’Aménagement et du Logement a donc décidé de procéder à des analyses : elles ont révélé des taux d'arsenic et d'antimoine (autre composant chimique semi-métallique) bien supérieurs à la normale : les boues de Soyons en contiennent100 fois plus qu'à l'état naturel. Les habitants ont donc interdiction de consommer les fruits et les légumes du jardin. Alexandre, qui vit à l’entrée de la commune avec sa mère, se serait bien passé de cette mésaventure.

Alexandre, un habitant de Soyons sinistré

 

Des responsables juridiques identifiés

Une autre galerie de topographie similaire a été découverte à 400 mètres de la première. Des travaux sont prévus d’ici le printemps pour éviter de nouveaux dégâts. La coulée de boue du mois d’octobre a aussi eu des conséquences sur la voie publique : il y a encore de longues traces de boue le long de la départementale 86. La mairie a fait faire des devis par deux entreprises spécialisée mais pas question pour elle de régler l'addition.Carole Christophe, responsable  de la cellule « Risques sous-sols » à la Direction Régionale de l'Environnement de l’Aménagement et du logement se veut rasssurante. La Mairie de Soyons a envoyé un recommandé à l’ancien exploitant pour l'informer de la situation. Elle n’a pas eu de réponse pour l'instant.

Carole Christophe, responsable au sein de la Direction Régionale de l'Environnement