Climat – Environnement

Attention aux champignons toxiques

Par Aude Raso et Alexandre Chassignon, France Bleu Maine et France Bleu dimanche 25 octobre 2015 à 10:14

Près de 200 variétés de champignons étaient exposées.
Près de 200 variétés de champignons étaient exposées. © Radio France - Alexandre Chassignon

Les champignons comestibles sont peu nombreux cet automne dans les forêts sarthoises. En revanche, les espèces toxiques sont bien présentes. Il faut apprendre à les distinguer, préviennent les spécialistes de la Société mycologique de la Sarthe.

Cèpes, bolets, amanites, morilles, girolles... Même dans des assiettes en carton, il y avait de quoi faire venir l'eau à la bouche ce samedi à La Chapelle-Saint-Aubin. La Société mycologique de la Sarthe a réuni plus de 200 espèces de champignons que des ramasseurs ont pu récolter cet automne. "Les lépiotes, les coulemelles, ... Là il y en a quatre qui sont mortelles, prévient Mathilde Guény, une habituée du tri des champignons.

Si la plupart des cueilleurs affirment être prudents et ne ramasser que les espèces qu'ils connaissent, Mathilde Guény prévient : "Ce n'est pas une garantie. Il y a des bolets qui sont amers, immangeables. Le bolet satan par exemple est nocif"

Attention à la "faucheuse des bois"

Ces conseils sont d'autant plus importants que les champignons comestibles sont peu nombreux cette saison. "En revanche, on a pas mal d'amanites phalloïdes, explique André Février, le président la Société mycologique de la Sarthe. Rien qu'hier j'en ai vu une trentaine". Une amanite phalloïde mortelle que beaucoup de cueilleurs confondent avec l'amanite tue-mouches, rouge avec des points blancs. "L'amanite tue-mouches vous rendra bien malade, mais vous en reviendrez facilement. L'amanite phalloïde par contre est olivâtre, vert bronze, parfois tout blanche. Et elle est très dangereuse. On l'appelle la faucheuse des bois", précise André Février.

Pour aider à faire le tri, la Société mycologique de la Sarthe organise chaque week-end des sorties en forêt.

Reportage à la Chapelle-Saint-Aubin. Alexandre Chassignon.