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Environnement

Au coeur de la centrale nucléaire de Belleville sur Loire

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Par , France Bleu Berry

Il est arrêté depuis le mois de mai : le réacteur numéro 2 de la centrale nucléaire de Belleville sur Loire subit sa troisième révision décennale. Il devrait reprendre la production en novembre. 5 mois et demi d'arrêt pour 100 millions d'euros de travaux.

L'intérieur du bâtiment du réacteur numéro deux à l'arrêt pour sa troisième révision décennale
L'intérieur du bâtiment du réacteur numéro deux à l'arrêt pour sa troisième révision décennale © Radio France - Thierry Taponard

Belleville-sur-Loire, France

5.000 techniciens vont se relayer pour effectuer 20.000 opérations de maintenance. Au plus fort des interventions, fin juin-début juillet, ils étaient 2.500 auxquels s'ajoutent les 1000 salariés de la centrale.  Ces travaux sont obligatoires pour obtenir une nouvelle autorisation d'exploitation délivrée par l'ASN, l'autorité de sûreté nucléaire. 

Le réacteur numéro 2 de la centrale de Belleville sur loire, à gauche, est à l'arrêt depuis le mois de mai. - Radio France
Le réacteur numéro 2 de la centrale de Belleville sur loire, à gauche, est à l'arrêt depuis le mois de mai. © Radio France - Michel Benoit

Une cathédrale de béton de 60 mètres de haut, nous sommes à 22 mètres ; dessous se trouve la cuve du réacteur. Toute l'installation est passée au crible, explique le directeur de la centrale, Jean-Marie Boursier : " Nous effectuons 20.000 opérations durant cet arrêt. C'est environ trois fois plus que lors d'un arrêt classique. Et on en profite pour améliorer encore la sûreté des installations grâce à 96 opérations. La bâtiment du réacteur va être recouvert d'une résine epoxy pour en améliorer l'étanchéité. On va aussi renforcer la climatisation des installations pour affronter des grands chauds ou des grands froids. Le tiers des dépenses est injecté dans l'économie locale." 

Jean-Marie Boursier, directeur de la centrale nucléaire de Belleville sur Loire (Cher) - Radio France
Jean-Marie Boursier, directeur de la centrale nucléaire de Belleville sur Loire (Cher) © Radio France - Michel Benoit

Pas question de déroger aux règles de sécurité. Il faut montrer patte blanche pour accéder aux différentes installations, revêtir une combinaison spéciale, et chacun porte un dosimètre sur lui... On arrive devant l'une des quatre pompes primaires. Elle mesure 10 mètres de haut : " Comme c'est une révision decennale, on est allé visité jusque dans le coeur de l'hydraulique, explique Christophe Legrand, l'un des 5.000 techniciens intervenants, on fait la maintenance de ce qui est usager et on remplace." 

Dans la salle de pilotage des travaux, les responsables disposent d'une vision permanente sur l'avancée du chantier, planifié au millimètre. - Radio France
Dans la salle de pilotage des travaux, les responsables disposent d'une vision permanente sur l'avancée du chantier, planifié au millimètre. © Radio France - Michel Benoit

Chaque phase de travaux a été planifiée avec minutie par une équipe de plus de 60 personnes. C'est un immense puzzle à mener. Le réacteur a bien sûr été vidé de son uranium : le combustible se trouve juste à côté, dans la piscine, sous 14 mètres d'eau : "En général quand il est usé, il reste entre un an et quatre ans avant d'être transféré pour être retraité à la Hague" précise Jean-Marie Boursier. La Hague qui sera saturé vers 2030 d'où ce projet de nouvelle piscine nationale de stockage du combustible usagé, peut-être à Belleville. Début de réponse peut-être en fin d'année. 

La centrale de Belleville sur Loire dispose déjà d'une piscine pour stocker son propre combustible - Radio France
La centrale de Belleville sur Loire dispose déjà d'une piscine pour stocker son propre combustible © Radio France - Thierry Taponard

Le réacteur numéro 1 de Belleville entamera sa révision décennale l'année prochaine : arrêt programmé en mai 2020. Des installations , en partie rénovée qui contribueront peut-être à la levée de la surveillance renforcée imposée à Belleville, par l'Agence de sûreté nucléaire depuis bientôt deux ans : " Cela porte ses fruits, assure le directeur. De 42 événements significatifs en 2016, nous sommes tombés à 28 en 2018, et pour l'instant nous en sommes à 17, cette année." 

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