Climat – Environnement

Avec le mistral, mieux vaut rester bien accroché dans le port d'Avignon

Par Kevin Dufreche, France Bleu Vaucluse lundi 13 novembre 2017 à 17:03

Sur le port d'Avignon, il faut vérifier que les amarres sont bien attachées, lorsque le mistral souffle
Sur le port d'Avignon, il faut vérifier que les amarres sont bien attachées, lorsque le mistral souffle © Radio France - Kevin Dufrêche

Le mistral souffle en ce début de semaine sur le Vaucluse, avec des rafales à plus de 100 km/h parfois. Sur le port de plaisance, la prudence est de mise.

"Il faut qu'on fasse très attention ! On ne prend pas ça à légère !", Jean vit sur une péniche dans le port d'Avignon depuis 20 ans, et à chaque épisode de mistral, c'est la même chanson. "On vérifie que les amarres sont bien attachées, pour ne pas que le bateau ne bouge, que la coque ou le quai soient abimés".

Une attention particulière de l'équipe du port

Oui le mistral peut faire tanguer les embarcations, alors l'équipe du port de plaisance, gérée par Nathalie Beuche, redouble de vigilance lorsqu'il y a du mistral : "Lorsque l'on sait que certaines embarcations sont vides, on vérifie les amarres, on les resserre si besoin, même si les gens ici sont habitués".

Habitués oui, mais pas tous, de l'aveu même de la responsable du port : "Les plaisanciers qui font ça pour leurs vacances n'ont pas trop l'habitude, et généralement quand ils voient le mouton sur l'eau, ils ne tentent pas de naviguer, explique Nathalie Beuche. Et même à quai, ils sortent 10-15 fois par jour pour vérifier que le bateau est toujours à quai", sourit-elle.

Le mistral se lève, prudence sur le port d'Avignon

Pas de navigation à plus de 80 km/h de vent

Le problème du mistral, il se pose plus pour les bateaux qui naviguent. Même si tous ne sont pas logés à la même enseigne. "Généralement, les péniches de plaisance ne naviguent pas quand on est à plus de 80 km/h, explique Nathalie Beuche. Il vaut mieux parce que les manoeuvres deviennent compliquées, notamment pour le passage aux écluses, et les moteurs ne permettent plus forcément de lutter contre le vent".

Mais les bateaux de commerce eux n'ont généralement pas de problèmes, et les bateaux de croisière restent amarrés seulement lorsqu'on dépasse les 100 km/h. Alors mieux vaut rester prudent, et attendre que le vent retombe avant de filer sur le Rhône.

Nathalie Beuche, responsable du port de plaisance d'Avignon, sur les conséquences du mistral sur la navigation