Climat – Environnement

Un voyage pour le climat sur le Rhône à Avignon

Par Viviane Le Guen, France Bleu Vaucluse dimanche 25 octobre 2015 à 14:34

Les péniches transportent des produits du terroir depuis Toulouse jusqu'à Paris
Les péniches transportent des produits du terroir depuis Toulouse jusqu'à Paris - Viviane Le Guen

La conférence mondiale sur le climat, la COP 21, doit s'ouvrir le 30 novembre à Paris. Parmi les projets soutenus par le gouvernement en marge de cet événement : un voyage fluvial, qui passe par le Rhône, pour promouvoir le transport de marchandises via les fleuves et canaux.

Promouvoir le transport fluvial de marchandises. C’est l'objectif de l’association " Vivre le canal", qui regroupe des professionnels de la batellerie et des passionnés des canaux. Ils sont à l'origine  d'un voyage hors du commun, labellisé COP21: faire parcourir 1.500 km, entre Toulouse et Paris, à deux bateaux de commerce. A leur bord, du vin et des produits du terroir.  

Partis mi-septembre, le Tourmente et l'Alizarine ont fait escale à Avignon ce week-end. Le temps de transborder les marchandises d'un bateau à l'autre. L'occasion aussi de rencontrer élus, professionnels et consommateurs, invités à monter à bord et goûter les produits, comme le Merlot, bio,  de Delphine Vinet. Pour cette vigneronne  du Nord de la Gironde,  le transport fluvial n'a que des avantages: " pour le vin , c'est bien mieux d'être ballotté sur l'eau que de subir les vibrations de camion. C'est plus long, mais dans un camion réfrigéré maintenu à température, ce serait plus cher".

Manque de volonté politique

"C'est aussi moins polluant" explique Jean- Marc Samuel, capitaine du Tourmente et patron d'une société de transport fluvial. " _Une_ péniche consomme jusqu'à 7 fois moins de carburant à la tonne/ kilomètre. C’est ce qui consomme le moins d'énergie. Il n'y a quasiment pas d'accidents. Et c'est très silencieux".

Plus écologique et aussi compétitif que la route,  le transport fluvial ne concerne actuellement que 3% du volume des marchandises transportées en France. 80% sont acheminées en camions. Le résultat d'un manque de volonté politique selon Michel Dourlent. Président de la Chambre Nationale de la Batellerie Artisanale (CNBA), il regrette le peu d'investissements des pouvoirs publics dans le fluvial, dont les infrastructures - écluses, ports - peuvent être modernisées.

Michel Dourlent, président de la Chambre Nationale de la Batellerie Artisanale

Le potentiel de développement est considérable selon Jean- Marc Samuel. "Le Rhône est utilisé au quart de ses possibilités, on pourrait multiplier le trafic par 3 ou 4 sans aucune difficulté, ni congestion" .

Un voyage pour le Climat sur le Rhône

Pour suivre le voyage, rendez-vous sur le site Internet de l’association Vivre le Canal.