Climat – Environnement

Enfin des résultats positifs pour la santé des habitants du bassin de Lacq

Par Jeanne-Marie Marco, France Bleu Béarn lundi 19 décembre 2016 à 6:00

Le bassin industriel de Lacq en béarn
Le bassin industriel de Lacq en béarn © Maxppp - .

Une étude révèle que depuis plus d'un mois les nuisances physiologiques et olfactives ont baissé sur le bassin de Lacq. Une grande victoire pour les riverains.

L'année se termine bien mieux qu'elle n'a commencé pour l'Association des riverains du bassin de Lacq. Ils ont enfin la sensation d'avoir été entendus par les industriels, les nuisances olfactives et physiologiques ont baissé sur le bassin de Lacq. Le feuilleton sanitaire dure depuis plusieurs années.

Le travail de fourmis des riverains

L'étude a été organisée par l'Association Syndicale Libre Induslacq. Pendant deux mois ils ont demandé à une dizaine d'habitants de Lacq, Mont et Maslacq de relever les nuisances. Ces riverains sont particulièrement réceptifs aux polluants, ils en souffrent au quotidien. Pendant ces deux mois ils ont donc, chaque jour, noté le "degrés" des nuisances physiologiques et olfactives : faible, moyen, fort ou très fort.

Plus de 50 mille lignes de données ont ainsi été analysées. Ces ressentis de riverains ont été ensuite comparés aux relevés du laboratoire Massalya venu deux fois sur le bassin de Lacq. Les résultats des riverains et du laboratoire vont dans le même sens.

On souffre beaucoup moins

Le résultat est assez clair explique Gilles Cassou le Président de l'Association des riverains du bassin de Lacq : "depuis un mois et demi il y a moins d'effets physiologiques [...] et on a plus du tout ou quasiment plus du tout d'odeurs selon les villages sur lesquels on habite donc c'est très positif".

Gilles Cassou respire enfin !

Ces bons résultats sont sûrement liés aux efforts réalisés par les industriels. Arkema et la Sobegi n'utilisent pratiquement plus leurs torches. Depuis la liquidation de l'entreprise OP Systèmes (désormais rachetée par Arkema) les terres soufrées ne sont plus brûlées évitant ainsi une épaisse fumée dans la plaine.