Climat – Environnement

Besançon et sa région : quatre mois plus tard, le tri sélectif simplifié, ça marche

Par Magali Fichter, France Bleu Besançon mercredi 26 octobre 2016 à 19:28

Des déchets en plastique et en carton (illustration)
Des déchets en plastique et en carton (illustration) © Maxppp -

Depuis le 1er juillet 2016, les 198 communes du Sybert, le syndicat qui gère les déchets de Besançon et de sa région, sont passées au tri sélectif simplifié. Tous les emballages peuvent désormais aller dans la poubelle jaune. Les objectifs en terme de recyclage sont presque atteints.

Le Sybert (Syndicat de Besançon et de sa région pour le traitement des déchets), qui regroupe 8 intercommunalités et 230 000 habitants, avait un objectif en passant au tri sélectif simplifié : recycler 4 kilos de déchets de plus par an et par habitant. Et selon le syndicat, on y est presque. 31 000 objets supplémentaires par heure sont désormais traités au centre de tri de Planoise.

C'est un emballage ? Cela va dans la poubelle jaune

Les intercommunalités du Sybert font partie des collectivités "test", mais d'ici 2022 ce sera obligatoire partout en France. Pour nous, consommateurs, le tri est sensé être maintenant plus facile : il n'y a plus qu'une seule question à se poser. C'est un emballage ? Cela va dans la poubelle jaune. Mais il y a encore des efforts à faire, surtout quand on sait qu'en France, une bouteille plastique sur deux ou encore une brique alimentaire sur trois finissent à l'incinérateur, alors qu'elles pourraient avoir une deuxième vie.

Des machines de tri perfectionnées

En effet, si vous habitez dans la zone gérée par le Sybert, quand vous mettez vos déchets dans la poubelle jaune, ils partent au centre de tri de Planoise, qui trie 15 000 tonnes de déchets par an. Ils y sont pesés, puis triés grâce à des machines perfectionnées - de gros aimants pour récupérer la ferraille, des griffes pour accrocher les films plastiques ou encore un scanner qui reconnaît la matière des produits - puis vérifiés par des valoristes, qui corrigent les erreurs des machines.

Des bouteilles de shampoing transformées en bancs publics

Ensuite, ils partent un peu partout en France : Les journaux et les magazines, par exemple, partent dans une papeterie à côté de Rouen, les briques de lait ou de jus sont envoyés dans les Vosges, les cartons s'en vont en Alsace, le plastique part dans des usines de recyclage en Bourgogne. C'est là qu'ils vont pouvoir être revalorisés : si on prend une tonne de briques alimentaires, on peut fabriquer 29 000 paquets de mouchoirs, ou près de 7000 rouleaux de papier toilette. Autre exemple : Vos bouteilles de shampoing peuvent devenir des conteneurs ou même... des bancs publics !

En réalité, tout n'est pas encore recyclé. Il y a encore peu de filières pour les pots de yaourt par exemple, mais ce type de déchets fait l'objet d'une grande expérimentation nationale justement pour voir comment on peut mieux les valoriser.

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