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Climat – Environnement

Biodiversité : un million d'espèces animales et végétales menacées d'extinction, selon l'ONU

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Dans un rapport alarmant publié lundi, le groupe d'experts de l'ONU sur la biodiversité s'inquiète de la destruction rapide de nos écosystèmes. Sur les huit millions d'espèces animales et végétales recensées dans le monde, un million pourrait disparaître "dans les prochaines décennies".

Les orangs-outans sont menacés d'extinction, à cause de la production intensive d'huile de palme.
Les orangs-outans sont menacés d'extinction, à cause de la production intensive d'huile de palme. © Maxppp - Marcel Kusch/dpa/picture-alliance/Newscom/MaxPPP

"Il n'est pas trop tard pour agir, mais seulement si nous commençons à le faire maintenant" : la phrase est signée Robert Watson, le président de l'IPBES (le groupe d'experts de l'ONU sur la biodiversité) qui présente ce lundi le contenu de son rapport. Un rapport très attendu, qui dresse un constat alarmant : si l'Homme ne change pas profondément ses modèles de production et de consommation, un million d'espèces animales et végétales pourrait disparaître de la surface de la Terre dans les "prochaines décennies".

Un phénomène d'une ampleur sans précédent dans l'histoire de l'humanité

450 experts ont planché sur ce rapport pendant trois ans. Leurs conclusions sont sans appel : de plus en plus d'espèces disparaissent, et de plus en plus rapidement. Depuis le XIVe siècle, au moins 680 espèces de vertébrés ont disparu à cause de l'activité humaine. Aujourd'hui, plus de 40% des espèces d'amphibiens, 33% des récifs coralliens, des requins et des espèces proches, plus de 33% des mammifères marins et environ 10% des insectes sont menacés d'extinction.

Les experts expliquent également que les forêts et les zones humides sont en danger. Cent millions d'hectares de forêts tropicales ont disparu en vingt ans, entre 1980 et 2000. Les océans, eux, sont de plus en plus pollués : chaque année, 300 à 400 millions de tonnes de métaux lourds, solvants, boues toxiques et autres déchets provenant de sites industriels sont déversés dans les eaux de la planète.

L'Homme, premier coupable

Les cinq responsables principaux de l'état actuel de la planète sont clairement identifiés par les experts. Il s'agit, dans l'ordre, de l'utilisation des terres (agriculture, déforestation), de l'exploitation directe des ressources (pêche, chasse), du changement climatique, des pollutions et des espèces invasives. L'Homme est donc le premier responsable de la situation. "Nous sommes en train d'éroder les fondements mêmes de nos économies, nos moyens de subsistance, la sécurité alimentaire, la santé et la qualité de vie dans le monde entier", décrit Robert Watson.

Il n'est pas trop tard pour agir, d'après les experts

Face à ce constat très sombre, peut-être une lueur d'espoir : les experts affirment que si l'Homme change profondément et rapidement ses modèles de production et de consommation, la spirale infernale pourrait être ralentie, voire stoppée. Mais les changements à effectuer sont conséquents : transformer la production agricole, en se tournant vers l'agro-écologie, ou en améliorant la gestion de l'eau. Les habitudes de consommation seraient aussi à modifier, en adaptant nos régimes alimentaires ou en luttant plus fermement contre le gaspillage. 

Mais alors que ce rapport évoque des pistes, sans être prescriptif, reste à savoir si les Etats membres de la Convention de l'ONU sur la diversité biologique (la COP 15) se fixeront de tels objectifs, lors de leur grande réunion prévue en Chine l'an prochain.