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Climat – Environnement

Boues rouges : le tribunal administratif demande à Altéo de se mettre en conformité d'ici fin 2019

vendredi 20 juillet 2018 à 14:54 Par Thibault Maisonneuve, France Bleu Provence

Dans une décision rendue vendredi, le tribunal administratif de Marseille oblige l'usine Altéo de Gardanne de réduire à fin 2019 au lieu de 2021 le délai pour respecter les normes environnementales dans les rejets liquides en mer. Il demande également une étude d'impact sur le site du Mange-Garri.

Pollution aux boues rouges à l'usine Altéo
Pollution aux boues rouges à l'usine Altéo © Maxppp -

Marseille, France

Le tribunal administratif de Marseille demande à Altéo de se mettre en conformité dans les rejets liquides en mer des effluents de l'usine d'alumine de Gardanne en 2019 plutôt qu'en 2021 dans une décision rendue ce vendredi 20 juillet.  

Une étude d'impact sur le site du Mange-Garri

Si l'annulation de l'arrêté demandée par les opposants à Altéo a été rejetée, la durée de la dérogation accordée "dans les rejets d'arsenic, d'aluminium, de fer, de pH, de DBO5 et de DCO" a été été fixée au 31 décembre 2019 au lieu du 31 décembre 2021.  Le tribunal demande également à l'usine une étude d'impact du stockage de déchets de résidus de bauxites sur le site du Mange-Garri à Bouc-Bel-Air. 

Un délai de six mois fixé au préfet des Bouches-du-Rhône

Le tribunal demande au préfet des Bouches-du-Rhône de justifier de "l'injonction à l'exploitant de compléter l'étude d'impact" et de réaliser "une nouvelle consultation du public" dans un délai de six mois.  

Satisfaction de l'usine Altéo qui envisage des recours

Dans un communiqué, Altéo "prend acte avec satisfaction du sens des décisions rendues par le Tribunal Administratif de Marseille" qui n'annule pas l'autorisation d'exploiter accordée à Alteo par l’arrêté préfectoral de 2015. Le tribunal demande en revanche à ce que les efforts réalisés par Alteo soient effectués dans des délais encore plus brefs. "Une réduction de la durée de la dérogation est décidée par le juge. Nous examinons, sur ce point, les suites à donner à la décision du Tribunal, y compris d’un point de vue juridictionnel" poursuit le communiqué.

Pour la fondation environnementale Surfrider, il s'agit d'une "victoire en demi-teinte". L'association reste "attentive aux suites concrètes qui lui seront données".

Le tribunal administratif de Marseille était saisi par différentes associations de défense de l’environnement, ainsi que des pêcheurs professionnels et des particuliers, de cinq requêtes pour revenir sur l’arrêté du 28 décembre 2015. Avec cet arrêté, le préfet des Bouches-du-Rhône a autorisé Altéo à apporter des modifications à l’exploitation de son usine de fabrication d’alumine visant à cesser le rejet en mer de résidus de fabrication tout en maintenant le rejet d’un effluent liquide résiduel.