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Climat – Environnement

Boulonnais : treize millions d'euros de travaux pour prévenir les inondations

jeudi 6 décembre 2018 à 2:01 Par Matthieu Darriet, France Bleu Nord

Ce mercredi, les élus locaux du Boulonnais ont signé avec l’Etat un accord pour construire des barrages de protection en cas de fortes crues. C’est ce que l’on appelle le PAPI, le programme d’action de prévention des inondations.

Cinq barrages de réduction de débit de l'eau seront construits d'ici 2024, dans le Boulonnais, comme celui-ci, à Condette.
Cinq barrages de réduction de débit de l'eau seront construits d'ici 2024, dans le Boulonnais, comme celui-ci, à Condette. © Radio France - Matthieu Darriet

Condette, France

C'est un peu à l’écart du village de Condette, dans l’agglomération boulonnaise. Derrière un portail, un barrage a été érigé sur un tout petit cours d’eau. Il est protégé par des poutres métalliques, plantées à la verticale, pour barrer la route des éventuels troncs d’arbres. 

Face à la digue, qui forme le barrage, des poutrelles métalliques barrent la route des éventuels troncs d'arbres, en cas de crue. - Radio France
Face à la digue, qui forme le barrage, des poutrelles métalliques barrent la route des éventuels troncs d'arbres, en cas de crue. © Radio France - Matthieu Darriet

Christèle Alexandre, est directrice du Symsageb, le syndicat qui gère les eaux des bassins de la Liane, de la Slack et du Wimereux : "C'est une digue en terre, avec une buse en dessous qui permet de limiter l'eau qui part en aval. Le cours d'eau se remplit, au bout d'un moment, il atteint une telle hauteur qu'il reste dans le barrage. et une étendue d'eau se forme, une sorte de lac."

Ça limite ce qui va vers l'aval et donc ça limite les inondations. 

Ces dernières années, trois de ces ouvrages de régulation du débit de l’eau ont été construits. Cinq de plus vont être aménagés pour stocker six fois plus d’eau : 1,3 millions de M3. Et cette fois, les travaux vont se concentrer plus en amont pour dompter les eaux de ruissellement, explique Daniel Parenty, le Président du Symsageb : "L'addition de tous les ruissellements fait que nous avons la création de cordons d'eau importants. Nous avons aussi de l'érosion de la terre (ce qui pénalise nos agriculteurs). Cette terre, nous la retrouvons dans nos fleuves et dans le port de Boulogne. Et l'évacuer coûte trois fois plus cher."

Nous avons pensé qu'il était plus intelligent de travailler sur l'amont des cours d'eau.

En amont, le rapport coût-bénéfice est plus favorable. L’argent investi est plus efficace, explique Bertrand Galtier, le Directeur général de l'Agence de l’eau Artois-Picardie qui finance un tiers des travaux : "Quand vous avez une inondation, cela coûte extrêmement cher. Donc, on calcule le risque d'un événement et ses dégâts potentiels, et on voit si l'investissement envisagé est moins élevé en coût que les dégâts potentiels."

13 millions d'euros... sans nouvelle taxe

Ces gros travaux, programmés d'ici 2024 dans le Boulonnais, représentent plus de 13 millions d’euros, mais ils sont financés rassure, avec prudence, Daniel Parenty : "Ce ne sont pas de nouvelles taxes. J'ai payé dans ma facture d'eau tant et argent, je suis sûr que je le retrouverai à mon profit pour lutter contre les inondations. Cet argent ne peut pas servir à autre chose."

Cet argent, qui finance aussi une dizaine de stations de mesure de débit pour avertir les populations, il a déjà permis de mettre à l’abri des inondations 400 maisons. Et vont s’y ajouter 250 autres, ainsi que des entreprises représentants plus de 800 emplois