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Environnement

Brenne : la jussie est arrachée à la main pour limiter sa prolifération dans les étangs

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Par , France Bleu Berry

Pendant tout l'été et jusqu'à la fin septembre, la jussie, une plante invasive est arrachée à la main dans plusieurs étangs de la Brenne, et notamment dans l'étang des Grands champs.

Avec la jussie, il est recommandé d'intervenir deux fois dans l'année.
Avec la jussie, il est recommandé d'intervenir deux fois dans l'année. © Radio France - Aurore Richard

Mézières-en-Brenne, France

La jussie, cette plante aquatique à fleur jaune est plutôt jolie mais elle est loin d'être inoffensive. C'est même un fléau dans certains étangs de la Brenne. Elle envahit les plans d'eau, les berges et elle étouffe les autres plantes. Du coup, les équipes du Parc naturel de la Brenne l'arrachent à la main, c'était le cas à la mi-septembre, dans l'étang des Grands champs, près de Mézières.

Aurore Coignet travaille au Parc de la Brenne et elle est venue arracher de la jussie sur les bords de cet étang en juillet mais à peine trois mois plus tard, il y a déjà des repousses. "Il y a encore des beaux tapis de jussie. Quand la tige est cassée, il faut remonter le plus loin possible pour arriver à avoir la racine", explique-t-elle. Son collègue, Simon Raverdy, arrache lui aussi la jussie et cela devient plus compliqué lorsque le sol est sec.

Ils font tout à la main. "C'est mélangé dans la végétation, dans la roselière. Il faut prendre son mal en patience. Cet étang-là fait quatre hectares d'eau, cette berge-là est assez longue, elle fait un peu plus de 100m donc on y passe la matinée à deux. D'habitude, on est en équipe de cinq", souligne Aurore Coignet. 

La jussie arrachée est déposée sur une bâche pour qu'elle se décompose

C'est un travail minutieux mais il est essentiel pour tout l'étang. "C'est une plante vraiment très invasive qui va se développer très vite, qui va prendre le dessus sur tout le reste de la végétation. A terme, cela peut aussi être un problème pour la pisciculture", selon Simon Raverdy. 

Une fois les caisses remplies de jussie, l'équipe du Parc de la Brenne va déposer leur contenu un peu plus loin. "Ici, on a nos massifs arrachés au mois de juillet donc on est à plus de 130 caisses et on voit déjà que ça se décompose. Cela peut reprendre sur le dessus donc c'est aussi pour cela qu'il faut bien mettre une bâche en-dessous, pour éviter que cela ne reparte", précise Aurore Coignet. Pour cet étang, il faudra revenir, le chantier devrait durer presque cinq ans.

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