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Climat – Environnement

Bouteilles, briquets, polystyrène, bâtons de sucette : la triste moisson des bords de Loire

lundi 5 mars 2018 à 9:51 Par Clément Lacaton, France Bleu Orléans

Samedi matin, des centaines de bénévoles ont participé à l'opération "J'aime la Loire propre !". Un grand nettoyage de printemps (avant l'heure) sur les bords de Loire, de la source du fleuve jusqu'à son estuaire, dans 12 départements.

Lors de l'opération "J'aime la Loire propre!", samedi 3 mars 2018 à Bou dans le Loiret.
Lors de l'opération "J'aime la Loire propre!", samedi 3 mars 2018 à Bou dans le Loiret. © Radio France - Clément Lacaton

Bou, Loiret, France

Samedi matin dans le Loiret, 470 bénévoles en gilet jaune ont arpenté les bords de Loire pour ramasser un maximum de déchets. Une opération menée tout le long du fleuve, de sa source à son estuaire, dans 12 départements : l'opération "J'aime la Loire propre !", 8e édition, organisée par les fédérations de chasseurs. Rien que dans le Loiret, ces chasseurs épaulés par de simples citoyens ont jeté à la poubelle 116m3 de déchets en tous genres.

"Bouteilles, canettes, briquets, chambres à air de voiture..."

Lors de l'opération "J'aime la Loire propre!", samedi 3 mars 2018 à Bou dans le Loiret. - Radio France
Lors de l'opération "J'aime la Loire propre!", samedi 3 mars 2018 à Bou dans le Loiret. © Radio France - Clément Lacaton
Lors de l'opération "J'aime la Loire propre!", samedi 3 mars 2018 à Bou dans le Loiret. - Radio France
Lors de l'opération "J'aime la Loire propre!", samedi 3 mars 2018 à Bou dans le Loiret. © Radio France - Clément Lacaton

Une pollution réelle, et chaque kilomètre de berges est concerné. Le fleuve charrie des tonnes de plastiques, sans compter les décharges sauvages, néfastes pour l'environnement.

À Chécy par exemple, on observe une vingtaine de gilets jaunes éparpillés sur les bords de Loire, gants et sacs poubelles en main : Annie, Raymond et Marie France : "On trouve beaucoup de polystyrène, de canettes en aluminium, de bouteilles en plastique et en verre, mais aussi des chambres à air de voiture, des briquets et des stylos..."

Le pire ici c'est le polystyrène : ça fait de petites boules que les oiseaux ingèrent..."

Lors de l'opération "J'aime la Loire propre!", samedi 3 mars 2018 à Bou dans le Loiret. - Radio France
Lors de l'opération "J'aime la Loire propre!", samedi 3 mars 2018 à Bou dans le Loiret. © Radio France - Clément Lacaton
Lors de l'opération "J'aime la Loire propre!", samedi 3 mars 2018 à Bou dans le Loiret. - Radio France
Lors de l'opération "J'aime la Loire propre!", samedi 3 mars 2018 à Bou dans le Loiret. © Radio France - Clément Lacaton
Lors de l'opération "J'aime la Loire propre!", samedi 3 mars 2018 à Bou dans le Loiret. - Radio France
Lors de l'opération "J'aime la Loire propre!", samedi 3 mars 2018 à Bou dans le Loiret. © Radio France - Clément Lacaton

Tout ça sous l'oeil des poissons, des cygnes, des aigrettes, hérons, mouettes et autres cormorans : "Le pire ici c'est le polystyrène, explique l'une des bénévoles, parce que ça fait des morceaux qui se défont en petites boules, les oiseaux les ingèrent et ça leur bloque l'estomac. Pour eux ce n'est pas vraiment identifié, donc ils l'absorbent et ils en meurent." C'est la triste réalité des bords de Loire...

"Bâtons de sucette, sticks à lèvres et balles de tennis..."

Lors de l'opération "J'aime la Loire propre!", samedi 3 mars 2018 à Bou dans le Loiret. - Radio France
Lors de l'opération "J'aime la Loire propre!", samedi 3 mars 2018 à Bou dans le Loiret. © Radio France - Clément Lacaton
 Lors de l'opération "J'aime la Loire propre!", samedi 3 mars 2018 à Bou dans le Loiret. - Radio France
Lors de l'opération "J'aime la Loire propre!", samedi 3 mars 2018 à Bou dans le Loiret. © Radio France - Clément Lacaton

Mais la moisson ne s'arrête pas là. Quelques kilomètres plus au sud, une trentaine de bénévoles s'activent au port de la Binette, sur la commune de Bou. Deux bateaux accostent, remplis de déchets. 

Le même inventaire, avec de tout mais alors vraiment de tout, un vrai supermarché : "Bouteilles en plastique, bidons de vin, un panneau routier, beaucoup de bâtons de sucette, des briquets, donc les fumeurs il faudrait qu'ils viennent nous aider un peu !" Une autre bénévole ajoute : "Des cartouches de fusil..." Des balles de tennis par dizaines, des balles de ping-pong, des ballons de foot, des sticks à lèvres, et même une table de jardin en plastique.

On ramasse beaucoup de choses qui, même si les gens sont très respectueux de la nature, peuvent venir de chez eux, par exemple les voiles d'hivernage. Donc tout le monde est concerné par les déchets."

Cette opération peut se résumer en une phrase lâchée dans la foule des gilets jaunes : "Il y en a qui salissent, il faut bien qu'il y en ait qui nettoient..." 

C'est tout le problème : une poignée de bénévoles ne suffit pas, surtout quand certains d'entre nous polluent sans le savoir, remarque Frédéric : "Des gens disent 'oui mais moi je ne veux pas ramasser la merde des autres', sauf que là cette année on a trouvé beaucoup de voiles d'hivernage pour les plantes. On ne domine pas la nature et notamment les tempêtes, et on ramasse beaucoup de choses qui, même si les gens sont très respectueux de la nature, peuvent venir de chez eux. Donc tout le monde est concerné par les déchets, et surtout les déchets plastique qui représentent environ 98% des déchets qu'on ramasse." 

1.200 euros d'amende

Et puis il y a des pollueurs volontaires, note Alain Foulon, secrétaire général des Chasseurs de Loire : "J'ai l'exemple d'un artisan qui est venu déposer avec son camion des plaques de plâtre. Malheureusement pour lui, il avait laissé à l'intérieur une facture qui nous a permis de le retrouver." Et ça lui a coûté cher : une amende de 1.200 euros et 300 euros de dommages et intérêts versés aux défenseurs de la nature qui ont retrouvé sa cargaison et porté plainte.

REPORTAGE FRANCE BLEU ORLEANS/CLEMENT LACATON (Partie 1)

REPORTAGE FRANCE BLEU ORLEANS/CLEMENT LACATON (partie 2)