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Climat – Environnement

"C'est l'enfer sur terre après le passage d'Irma" raconte une Limougeaude installée à Saint-Martin

jeudi 7 septembre 2017 à 18:32 Par Jérôme Edant, France Bleu Limousin et France Bleu

Nathalie, une Limougeaude installée depuis 6 mois sur l'île de Saint-Martin, témoigne de la violence du passage de l'ouragan Irma. Elle a vu son nouveau cadre de vie dévasté en quelques heures. C'était le paradis, "c'est devenu l'enfer sur terre" raconte-t-elle.

Nathalie, une limougeaude installée à Saint Martin, raconte un paysage dévasté par l'ouragan Irma
Nathalie, une limougeaude installée à Saint Martin, raconte un paysage dévasté par l'ouragan Irma - Page Facebook Nathalie Bisegna / Lionel Chamoiseau - © AFP

Limoges, France

En quelques heures, durant une nuit de cauchemar, Nathalie a vu son nouveau cadre de vie dévasté, ravagé par la violence de l'ouragan Irma. Cette limougeaude est installée depuis 6 mois à Saint Martin - où elle travaille dans une crèche - face à la mer des Caraïbes. "Je suis privilégiée" reconnaît-elle "avec une vue sur l'eau turquoise, des bateaux partout et des cocotiers. Mais là il n'y a plus rien, c'est un tas de ruine. C'est l'enfer sur terre".

Une nuit entière enfermés dans la salle de bains

Nathalie a passé la nuit de mardi à mercredi enfermée dans son appartement, recluse avec son compagnon, une amie et ses chiens dans la salle de bains. Elle décrit un vacarme assourdissant pendant le passage de l'ouragan, le bruit des objets qui s'envolent et tapent contre les murs, les craquements et les tremblements incessants du bâtiment. Et une vision de désastre au petit matin, lorsque le vent a faibli et que chacun a pu sortir de son refuge.

Ce ne sera plus jamais comme avant

Le tableau est inimaginable : le vent a tout détruit - bâtiments, toitures, arbres, bateaux et voitures - l'eau a tout envahi, la mer des Caraïbes n'est plus qu'une immense étendue boueuse et encore très agitée. "Ce ne sera plus jamais comme avant" commente-t-elle devant ce constat apocalyptique.

Deux jours après, Nathalie est encore sous le choc. D'autant plus chamboulée qu'elle a assisté aux pillages et aux bagarres qui ont suivi le passage de l'ouragan. "Cela en rajoute au traumatisme car on n'est pas habitués à ces scènes en métropole".

Nathalie se demande si l'île pourra s'en remettre. Elle, qui pensait rester quelques années à Saint Martin, se pose aussi la question de son avenir dans les Antilles.