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Canicule dans la Loire : "une différence de cinq degrés entre le centre de Saint-Étienne et sa périphérie"

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

On va commencer à suffoquer dans les centres-villes des plus grandes communes de la Loire ce mercredi. La faute aux îlots de chaleur. Le béton, les routes, le manque de végétation augmentent les températures. Les urbanistes et les ingénieurs ont là un rôle à jouer.

Dans le quartier de la Cité du Design de Saint-Etienne.
Dans le quartier de la Cité du Design de Saint-Etienne. © Radio France - Victor Vasseur

Il y a une différence de cinq degrés entre le centre-ville de Saint-Étienne et sa périphérie. Une étude a été réalisée en 2012. "L’agencement d’une ville est très important pour les questions de chaleur estivale", estime Maude Marsauche. Cette urbaniste travaille pour Epures, l'Agence d'urbanisme de la région stéphanoise. Elle précise que, "pendant la journée, le soleil fait chauffer les matériaux de la ville. La chaleur s’accumule et a du mal à refroidir."

Cela crée ce que l'on appelle des îlots de chaleur, c'est lié au macadam, aux routes, aux bâtiments en béton, et cela engendre comme un microclimat.

Quelles solutions ?

Maude Marsauche prend un exemple : "on peut agir sur la présence de l’eau comme sur la place Jean-Jaurès de Saint-Étienne avec les fontaines et les jeux d’eau." Cette urbaniste insiste également sur le rôle des parcs dans les villes. "Ce que l’on sait aussi, c’est que dans les parcs, il y a un vrai effet de rafraîchissement. On a noté qu’un parc peut rafraîchir de un à sept degrés l’espace urbain."

L’autre conseil donné, c’est d’avoir le plus de blanc possible, sur les façades et les toits. Un sol noir accumule la chaleur et a du mal à refroidir. La température du sol peut monter jusqu'à 80 degrés lorsqu'une cour de récréation ou un trottoir est en plein soleil. Les espaces verts permettent aussi de faire baisser la température. Par exemple, un arbre brumise 450 litres d'eau par jour, "c'est un brumisateur naturel", explique Maude Marsauche, de l'agence Epures à Saint-Étienne.

Besoin de plantes et zones d'ombres au moins tous les deux mètres en ville

Preuve que les agglomérations ont conscience de l’enjeu, selon Frédéric Bossard, le directeur général d’Epures. "C’est clairement un élément du cahier des charges. Quand on aménage un espace, on doit penser à comment mettre du végétal, comment lutter contre la chaleur urbaine pour notre confort." La France devrait connaître 25 jours de canicule par an à partir de 2050.

© Visactu -
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