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Canicule : "Les pertes de rendements sont déjà évidentes" pour Luc Barbier, président de la FDSEA en Meurthe-et-Moselle

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Par , France Bleu Sud Lorraine

Luc Barbier, le président de la FDSEA de Meurthe-et-Moselle, le premier syndicat agricole, était l'invité de France Bleu Lorraine ce jeudi. Avec la canicule, les récoltes sont déjà compromises. Luc Barbier demande des investissements pour pouvoir irriguer certaines cultures.

La campagne lorraine reste sur une année de sécheresse
La campagne lorraine reste sur une année de sécheresse © Radio France - Angeline Demuynck

L'épisode de canicule a déjà des conséquences sur la production agricole dans le département de Meurthe-et-Moselle, c'est ce qu'a indiqué le président de la FDSEA 54, Luc Barbier, invité de France Bleu Lorraine ce jeudi matin. La Lorraine est toujours en vigilance orange canicule, 78 départements sont concernés.

"C'est déjà joué quasiment" après plusieurs jours à plus de trente degrés selon le représentant du premier syndicat agricole. Car cette hausse brutale des températures intervient sur fond de sécheresse depuis plus d'un an : "il n'y a pas eu de pluies massives cet hiver, donc les réserves du sol et du sous-sol sont quasiment inexistantes. La plante prend de l'eau dans le sous-sol et climatise autour d'elle avec cette eau-là mais là, il n'y en n'a pas".

Conséquence selon Luc Barbier, des pertes de rendements "déjà évidentes" pour les blés, le colza, l'orge de printemps. Pour les cultures d'été (maïs, tournesol, soja) , l'excès de chaleur risque de causer des pertes alors que les plantes sont à des stades peu avancés.

Investir dans l'irrigation

Avec des étés de plus en plus chauds et secs, la question de l'irrigation se pose dans notre région selon Luc Barbier, comme c'est le cas dans le sud de la France depuis des années : 

"Pour nous, c'est à peu près acquis. Ce qu'on propose, c'est de faire des retenues d'eau au moment où elle tombe pour pouvoir alimenter les cours d'eau pour tenir un étiage minimum en été. On ne va pas irriguer 100% de nos exploitations mais qu'on soit en capacité d'irriguer une partie de l'exploitation afin de sécuriser le stock de fourrages, ce ne serait pas complètement idiot."

Pour cela, il faut de l'argent et pour Luc Barbier, ces retenues d'eau, si elles voient le jour, seront d'intérêt général, notamment pour sécuriser l'approvisionnement en eau potable des habitants. Les collectivités devront accompagner le monde agricole selon le président de la FDSEA 54.

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