Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Climat – Environnement

Carrières-sous-Poissy : un arrêté municipal empêche une association de ramasser les déchets dans la plaine de Triel

samedi 15 septembre 2018 à 17:36 Par Clément Conte, France Bleu Paris

Plusieurs associations étaient réunies sur la plaine de Triel à Carrières-sous-Poissy (78) ce samedi, dans le cadre du "World clean up day", pour ramasser un maximum de déchets. Une opération à laquelle n'ont pas pu participer certains bénévoles, refoulés par un arrêté municipal récent.

Les écologistes ne peuvent pas nettoyer certaines zones de la mer de déchets
Les écologistes ne peuvent pas nettoyer certaines zones de la mer de déchets © Radio France - Clément Conte

Carrières-sous-Poissy, France

Les gants, les pinces, les sacs-poubelles, tout est prêt pour les quinzaines de bénévoles qui ont répondu à l'appel d'une association pour l'écologie, Rives de Seine-Nature Environnement, ce samedi à Carrières-sous-Poissy. Comme d'autres riverains réunis dans cette décharge à ciel ouvert, ils sont venus ramasser les déchets pour répondre à l'appel international du World clean up day. 

Mais le petit groupe déchante très vite lorsque des policiers municipaux leur barrent l'accès de l'une des zones envahies par des déchets d'entreprises.  

La police municipale surveille l'accès à cette zone - Radio France
La police municipale surveille l'accès à cette zone © Radio France - Clément Conte

Depuis la veille, le vendredi 14 septembre, un arrêté municipal interdit la circulation et le stationnement des piétons sur la plaine, sur les zones de dépôt de déchets. Les bénévoles n'ont donc pas le droit d'accéder à la mer de détritus, sous peine de verbalisations, et quittent l'endroit pour une grande majorité d'entre eux, sans avoir ramassé un seul papier.

Des déchets trop dangereux 

Pour le maire de la ville, Christophe Delrieu, cet arrêté sert à protéger les citoyens : "Un diagnostic global de tous les déchets de la plaine a été fait début septembre. Il a fait apparaître que des zones étaient "à risque", des endroits où l'on trouve des déchets dangereux, polluants et amiantés. Il est hors de question qu'un maire ne prenne pas de mesures."  

Ces zones dangereuses interdites d'accès par l'arrêté municipal et signalées par des panneaux rouges représentent quelques dizaines d'hectares sur les 330 que compte la décharge sauvage. "Il n'y a pas de polémique, ils auraient pu nous rejoindre", poursuit le maire de Carrières-sous-Poissy qui a lui-même participé ce samedi matin, avec une cinquantaine de bénévoles, au nettoyage de plusieurs centaines de mètres cubes de déchets considérés comme inoffensifs, un peu plus loin dans la plaine. 

On ne comprend pas le maire - Anthony Effroy 

Pour le président de Rives de Seine-Nature Environnement et conseiller municipal d'opposition, Anthony Effroy, il n'est pas question de partir, quitte à payer une amende : "On ne comprend pas le maire. C'est une opération de sensibilisation qui a un intérêt pour tout le monde. Cette démarche est sévère sachant que nous avons l'autorisation du propriétaire de la parcelle et que nous sommes en règle." 

Anthony Effroy compte maintenant attaquer l'arrêté devant le tribunal administratif : "Il porte atteinte à une liberté fondamentale : la propriété privée."