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Dossier : Fessenheim : la plus ancienne centrale nucléaire de France

VIDEOS - Centrale de Fessenheim - Sébastien Lecornu : "Je reviendrai en Alsace très vite"

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass, France Bleu
Colmar, France

Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat chargé de la transition écologique, promet d'accompagner en Alsace la fermeture de la centrale de Fessenheim. Il était l’invité de France Bleu Alsace ce vendredi, au deuxième jour de sa visite dans le Haut-Rhin pour installer le comité de pilotage du projet.

Sébastien Lecornu, secrétaire d'Etat chargé du dossier de la centrale de Fessenheim.
Sébastien Lecornu, secrétaire d'Etat chargé du dossier de la centrale de Fessenheim. © Radio France - Céline Rousseau

Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat auprès du ministère de la Transition écologique, mène depuis jeudi une visite de trois jours en Alsace. Son but : installer le comité de pilotage pour la fermeture et la reconversion du site. Ce comité qu'il va présider ce vendredi matin, il a promis, sur France Bleu Alsace, de revenir le tenir dans la région : "Je reviendrai en Alsace très vite". Le ministre explique que sa priorité est de mettre en place une méthode et un calendrier pour organiser la fermeture, prévue fin 2018 début 2019, puis la reconversion de la centrale de Fessenheim.

Je ne viens pas faire des annonces pour dire n’importe quoi, comme une ancienne ministre"

Au passage, Sébastien Lecornu tacle, sans la nommer, Ségolène Royal : "Je ne viens pas de faire des annonces pour dire n’importe quoi, comme une ancienne ministre". Parmi les pistes concrètes, "libérer du foncier à destination économique et pour la transition énergétique, avoir une réflexion sur les infrastructures routières". Il s'engage également à travailler avec les élus sur les compensations du manque à gagner dû à la fermeture du site : "Il n’y aura pas d’abandon sur le volet fiscal mais pas de chèque en blanc."

Quant aux salariés qui l'ont chahuté la veille, le ministre affirme "comprendre leur désarroi et leur colère. Ils n’ont pas eu les marques de respect élémentaires" de la part du précédent gouvernement. Une visite de la centrale n'est pas encore programmée, même si Sébastien Lecornu doit la survoler en hélicoptère. 

Le dialogue est ouvert avec les représentants des salariés et les élus

De fait, la rencontre avec les organisations syndicales jeudi, même si elle a été houleuse, a manifestement produit un changement de ton. Interrogé par Maud Czaja, Jean-Luc Cardoso, délégué CGT, continue de parler d'erreur et d'ineptie à propos de la fermeture de la centrale, mais reconnaît : "La loi a tranché, il faudra faire les choses. Nous prenons nos responsabilités pour que l’avenir soit engagé." Sur la question du délai, il reste évasif : "On ne déclasse pas une installation nucléaire comme ça, ça prend un certain temps (...) C’est l’ASN qui décidera." 

Pas de certitudes non plus à ce stade sur les conséquences en termes d'emploi, mais pour Jean-Luc Cardoso, "il faudra beaucoup moins de monde pour déclasser la centrale que pour l’exploiter aujourd’hui".

Toujours est-il que la manifestation prévue ce vendredi matin pendant l'installation du comité de pilotage à Colmar a été annulée. Une assemblée générale se tiendra à 10h30 à la centrale de Fessenheim.

Il y a une écoute et une réelle prise en compte de nos revendications" - Claude Brender, maire de Fessenheim

Plus tôt sur France Bleu Alsace, Claude Brender, le maire de Fessenheim a reconnu qu'avec cette visite, "on avait enfin pu engager le dialogue".  "Il y a une écoute et une réelle prise en compte de nos revendications", par opposition à "l'enfumage" du précédent gouvernement. Claude Brender rappelle qu'il est toujours contre la fermeture, mais il semble désormais prêt à parler reconversion. Toutefois, il s'inquiète : "Il n’y a pas de coup de baguette magique qui va nous ramener 2000 emplois sur le territoire." 

L'enjeu pour les collectivités est de compenser le manque à gagner en termes de retombées fiscales et de pertes d'emploi. 

Pour les anti-nucléaires, il ne faut pas attendre l'ouverture de Flamanville pour fermer Fessenheim

André Hatz, porte parole de l'association Stop Fessenheim, affirme de son côté que les anti-nucléaires ont des propositions pour la reconversion : "On est prêt, ça fait cinq ans qu’on bosse." Son scénario idéal : une mise à l’arrêt dans les toutes prochaines semaines. "La fermeture doit être immédiate", pas question d'attendre la mise en service de l'EPR de Flamanville. "On ne veut pas que, si l’EPR ne démarre jamais, Fessenheim ne ferme jamais."

Contestée dès le tout début du projet en 1970 par les écologistes, la centrale nucléaire de Fessenheim représente 2000 emplois directs ou indirects pour son territoire. Deux jours avant l’arrivée de Sébastien Lecornu, quinze élus alsaciens ont publié une tribune appelant à un pacte pour la reconversion du bassin d’emploi. Ce jeudi, les élus du CCE d'EDF ont confirmé leur opposition à la fermeture. Ils demandent des "garanties" sur "l'avenir industriel du site" et sur une "reconversion de haut niveau" pour les salariés.

A LIRE - VIDÉOS : Fessenheim, près de 50 années de divisions entre anti et pro-nucléaires

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