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Climat – Environnement

Centrales nucléaires : un rapport pointe du doigt des "failles" dans la surveillance

jeudi 5 juillet 2018 à 9:04 - Mis à jour le jeudi 5 juillet 2018 à 16:00 Par Fanny Bouvard, France Bleu Drôme Ardèche et France Bleu

Après cinq mois d'enquête, des parlementaires font une trentaine de propositions pour améliorer la sécurité de nos 19 centrales nucléaires. Ils évoquent des risques d'accidents, mais aussi d'attaques terroristes.

Illustration : la centrale nucléaire de Chinon (Indre-et-Loire).
Illustration : la centrale nucléaire de Chinon (Indre-et-Loire). © Maxppp - Nicolas Kovarik

Paris, France

Nos 19 centrales nucléaires françaises sont-elles sûres ? Pas vraiment, selon le rapport d'une commission d'enquête parlementaire publié ce jeudi matin. Au terme de cinq mois de travail, d'une quarantaine d'auditions et une dizaine de visites sur site, il évoque plusieurs risques importants. Le vieillissement des installations, le recours de plus en plus courant à la sous-traitance, des risques liés à des catastrophes naturelles... Mais les parlementaires s'inquiètent surtout de la menace terroriste.

La crainte d'une attaque terroriste

Plusieurs scénarios sont évoqués : une cyber-attaque, l'intervention commando armé extérieur, ou encore la présence d'un complice au sein même du personnel de la centrale. Sur ce dernier point, ils s'interrogent notamment sur un événement survenu mi-juin dans le central de Paluel (Seine-Maritime). Un agent a été retrouvé dans son bureau, 72 heures après avoir fait un malaise. Sa présence très longue sur le site aurait dû être signalée. Le crash d'un avion gros porteur est aussi craint, d'autant que mardi Greenpeace est parvenu à crasher intentionnellement un drone dans la centrale du Bugey dans l'Ain.

Les autorités et les opérateurs du nucléaire se défendent et soulignent qu'une enquête approfondie est réalisée sur toute personne voulant entrer dans une centrale. Du fait de la sous-traitance, elles sont nombreuses. Sur 125.000 enquêtes, 753 personnes ont fait l'objet d'avis défavorables, principalement pour des problèmes de consommation de drogue. Quinze d'entre elles étaient liées à des phénomènes de radicalisation, a affirmé le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb lors de son audition par la commission. 

Une trentaine de recommandations pour plus de sécurité

Les auteurs du rapport émettent plusieurs propositions. Sur la question de la sous-traitance, ils préconisent de "favoriser la réintégration des compétences au sein des entreprises exploitantes afin de contenir le niveau de sous-traitance et de ce fait de mieux maîtriser la conduite des sites". Ils demandent aussi plus de transparence, notamment sur le calendrier "même approximatif" du démantèlement de certains réacteurs nucléaires. 

Pour la sécurité, ils voudraient rendre moins prévisibles nos convois de déchets nucléaires par la route ou par le train, ou le déploiement de plus de gendarmes dédiés aux centrales. 

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