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Climat – Environnement

Ces métiers de l'été : bergère au Cap Blanc-nez

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Par , France Bleu Nord

Depuis 2010, les gestionnaires du site des Deux-caps ont mis en place un pâturage extensif de moutons, au Blanc-nez. Ainsi est né le métier de berger sur la Côte d'Opale, entre mai et octobre, chaque été.

Entre 400 et 500 moutons de race boulonnaise pâturent sur les pelouses calcicoles du Cap Blanc-nez
Entre 400 et 500 moutons de race boulonnaise pâturent sur les pelouses calcicoles du Cap Blanc-nez © Radio France - Matthieu Darriet

Sangatte, France

A 23 ans, Lorène Pascal est bergère depuis deux ans. Elle est épaulée par deux chiens, Lyoth et Zumaï.  - Radio France
A 23 ans, Lorène Pascal est bergère depuis deux ans. Elle est épaulée par deux chiens, Lyoth et Zumaï. © Radio France - Matthieu Darriet

A 23 ans, Lorène Pascal est bergère depuis deux ans. L’été dernier, elle travaillait dans les Alpes de Haute-Provence. Cette Iséroise a donc radicalement changé de cadre, cet été, avec vue sur la mer et les ferries qui passent au pied des falaises. 

Préserver les pelouses calcicoles

Mais le travail de berger reste le même : veiller sur un troupeau de moutons, avec deux border-colliers Lyoth et Zumaï  : "le matin je les fait manger pendant quatre ou cinq heures. Ensuite, je les rentre au parc de nuit, où elles vont boire, prendre du sel et se mettre à l'ombre. Et je reviens les chercher vers 16h jusqu'à 21 h. _J'essaie de guider le troupeau sur les zones où il faut les faire pâturer un peu plus_. J'essaie de les motiver en les emmenant vers le bon au début, puis vers des secteurs où l'herbe est moins agréable." 

Le but de ce pâturage extensif est de préserver les pelouses typiques du Blanc-nez qui sont envahies par le Brachypode penné. - Radio France
Le but de ce pâturage extensif est de préserver les pelouses typiques du Blanc-nez qui sont envahies par le Brachypode penné. © Radio France - Matthieu Darriet

Le but est de préserver les pelouses typiques qui poussent sur la craie du Blanc-nez, raconte Frédéric Grandcolas, le gestionnaire des lieux : "les moutons permettent de lutter contre l'appauvrissement des lieux qui est dû à une plante, très présente sur les pelouse calcicoles, c'est le brachypode penné. Ainsi depuis 2010, on a vu des orchidées réapparaître et la gentiane amère -qui est une espèce protégée- revenir ou se densifier là où elle poussait encore. C'est positif et de plus en plus. " 

Frédéric Grandcolas (Eden 62) : "on voit réapparaître des orchidées ou la gentiane amère qui est une espèce protégée." - Radio France
Frédéric Grandcolas (Eden 62) : "on voit réapparaître des orchidées ou la gentiane amère qui est une espèce protégée." © Radio France - Matthieu Darriet

Il y a aussi des animaux qui reviennent en retrouvant un habitat qui leur convient, sur ces 250 ha de pâturage extensif. Et tout ceci est rendu possible grâce aux éleveurs de race boulonnaise, qui trouvent là un bon moyen pour la préserver et la faire connaitre. C'est une grosse brebis, une race bouchère de près de 80kg, avec les yeux entourés de gris, le museau noir et les oreilles un peu foncées. Une race vraiment locale adaptée aux lieux. 

Plusieurs fois par semaines, il faut soigner le troupeau, notamment aux pattes.  - Radio France
Plusieurs fois par semaines, il faut soigner le troupeau, notamment aux pattes. © Radio France - Matthieu Darriet

Dans le cadre grandiose du banc-Nez, le métier a l’air facile... mais ce n’est pas tout à fait vrai.  Le gestionnaire du site peine à recruter chaque année. Localement, il y a peu de gens formés et les bergers se concentrent dans les montagnes. Un métier estival qui, au Blanc-nez, se terminera en octobre, avec le retour des moutons chez leurs éleveurs.