Climat – Environnement

Climat : 250 chercheurs ont répondu à l'appel de la France

Par Julien Baldacchino, France Bleu vendredi 29 septembre 2017 à 15:46

L'un des bâtiments du CNRS à Paris (illustration)
L'un des bâtiments du CNRS à Paris (illustration) © Maxppp - IMAGE POINT FR / BSIP

Après le retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat, quelque 250 climatologues ont fait acte de candidature pour continuer leurs recherches en France, selon le CNRS ce vendredi. La France avait lancé un appel aux scientifiques après l'annonce américaine.

"Make our planet great again" : c'était l'appel lancé par Emmanuel Macron, le 1er juin dernier, après que Donald Trump a annoncé le retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat. Ce vendredi, le CNRS annonce que plus de 250 scientifiques ont répondu à la proposition française d'accueillir une cinquantaine de projets de recherche sur le climat.

"A cette date, 255 candidatures complètes ont été déposées", indique Anne Peyroche, directrice générale déléguée à la science au CNRS, et parmi les chercheurs qui ont fait acte de candidature, près de la moitié sont Américains. En réalité, plusieurs milliers de personnes se sont inscrites sur le site "Make our planet great again" avant le 31 août, mais très peu remplissent tous les critères fixés par le CNRS.

30 millions d'euros d'investissement

En effet, pour pouvoir déposer un dossier, il fallait être spécialiste des sciences du climat, de l'observation de la planète ou des technologies de la transition énergétique, être établi à l'étranger et posséder une thèse depuis au moins quatre ans. Il faut également s'engager à mener ses recherches pendant au moins trois ans, si la France accepte de les financer.

La France s'est engagée à verser 30 millions d'euros pour financer une cinquantaine de projets de recherche. Les institutions qui accueilleront les chercheurs verseront une somme équivalente. Pour l'heure, sur les 255 chercheurs issus de 41 pays, les meilleurs parcours académiques ont été présélectionnés, "soit 90 chercheurs", précise Anne Peyroche.