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Les éleveurs bretons à la reconquête des bocages

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Par , France Bleu Breizh Izel, France Bleu Armorique

Le chant des oiseaux se fait de plus en plus rare, les printemps deviennent plus silencieux. Un constat qui inquiète. Afin de préserver la biodiversité des campagnes, des éleveurs comme Albert, agriculteur à Coat-Méal depuis 1985, se lancent dans la reconquête des bocages.

Les chasseurs coatméaliens prêtent main forte à la reconstruction des talus
Les chasseurs coatméaliens prêtent main forte à la reconstruction des talus © Radio France

Avant de changer d'activité, Albert aimerait rendre service aux terres qu'il a cultivées pendant trente-quatre ans. Objectif : reconstruire les talus et planter de nouveaux arbres. Une tâche laborieuse qui demande de l'aide.

Autrefois, c'était dans les campagnes qu'on entendait les oiseaux chanter, aujourd'hui c'est en ville. Il faut donc reconquérir le bocage breton au maximum."

Avec 650 mètres à planter, Albert a fait appel à de l'aide. "J'ai eu l'idée d'appeler le président de la société de chasse de Coat-Méal." Ce dernier se montre immédiatement réceptif et lui confirme l'envoi du nombre de personnes nécessaires à la tâche. Samedi, il y aura donc deux équipes de six, présentes au lieu-dit de Kervagen, à Coat-Méal. "Je pense qu'on arrivera à régler le problème en une journée. Tout seul, on ne peut rien faire, je pense que les plants seraient restés dans la remorque ou au pied de la maison à pourrir" assure l'agriculteur coatméalien. 

Un acte collectif pour l'intérêt de tous

"C'est vrai que les chasseurs ont une mauvaise réputation, n'empêche que c'est à eux que j'ai pensé directement pour venir donner un coup de main. Ils ne sont pas là, que pour détruire le gibier, ils sont là pour réguler les populations. Mais aujourd'hui il y a une telle fracture entre le monde rural et le monde urbain que les gens ne s'en rendent pas compte." Éleveurs, chasseurs, consommateurs, ils ont tout intérêt à ce que "perdure le chant des oiseaux", l'indicateur infaillible d'une bonne biodiversité. 

À chaque arbre sa fonction

Pour la plantation, Albert est conseillé par une ingénieur de la chambre d'agriculture qui suit le chantier. "Il y aura des chênes, des noisetiers, des pommiers, poiriers et pruniers sauvages." Un choix qui n'est pas effectué par hasard puisque certains attireront les pucerons, permettant aux oiseaux de se nourrir, tandis que d'autres produiront des fruits. 

Un travail qui va profiter à toute la biodiversité"- Albert, agriculteur coatméalien

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