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Climat – Environnement

Collision au large du Cap Corse : torts partagés

lundi 7 janvier 2019 à 19:36 Par Hélène Battini et Didier Arnoux, France Bleu RCFM et France Bleu

Trois mois après la collision entre un roulier tunisien et un porte-conteneur chypriote au large du Cap Corse, un rapport d’enquête évoque une série d’erreurs humaines.

Un rapport d’enquête évoque une série d’erreurs humaines.
Un rapport d’enquête évoque une série d’erreurs humaines. © Radio France - RCFM

Corse, France

Le 7 octobre dernier, au large du Cap-Corse, le roulier tunisien Ulysse avait percuté le porte-conteneur chypriote Virginia qui était au mouillage sur un haut-fond. Les deux navires étaient restés encastrés une bonne semaine pendant que du fioul s'échappait dans la méditerranée. Trois mois plus tard, un rapport d'enquête Tuniso-Franco-Chypriote a été rendu public. La conclusion est simple, la collision découle d'une série d'erreurs humaines. " L'accident est dû à une erreur humaine partagée entre l'équipage du navire tunisien et celui du navire chypriote " selon le ministère tunisien du commerce.

Trois mois après cette collision l'assureur se prépare à faire un chèque de 23 millions d’euros. - Radio France
Trois mois après cette collision l'assureur se prépare à faire un chèque de 23 millions d’euros. © Radio France - RCFM

Première erreur, celle du capitaine du navire tunisien l'Ulysse qui ce 7 octobre au matin est au téléphone, il passe des appels privés pendant que son roulier vogue tranquillement sur une mer d'huile et ne voit donc pas le bâtiment chypriote de 294 mètres de long au mouillage. Seconde erreur, en face, l'officier de quart Chypriote n'est pas attentif aux alarmes des radars qui signalent que le bateau tunisien fonce sur eux. Résultat, un choc, pas de blessé, l'image de deux navires encastrés qui fait le tour du monde, les deux capitaines tunisiens licenciés et l'équipage mis à pied. En revanche pas d’information sur le sort des chypriotes pour le moment.

Trois mois après cette collision, inimaginable, l'assureur (il s'agit de la même société pour les deux navires) se prépare à faire un chèque de 23 millions d’euros. 13,5 millions de dégâts sur les bateaux, une dizaine pour le nettoyage des côtes et le travail en mer de la douzaine de navires français et italiens sur zone pour contenir la pollution au fioul. Le préjudice environnemental, lui, ne se chiffre pas.