Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Climat – Environnement DOSSIER : Contournement de Beynac

Contournement de Beynac : nouveau rebondissement judiciaire devant le tribunal administratif de Bordeaux

mardi 26 mars 2019 à 15:46 - Mis à jour le mardi 26 mars 2019 à 18:48 Par Emeline Ferry et Camille Huppenoire, France Bleu Périgord

Trois mois après la décision surprise du Conseil d'État, suspendant les travaux du projet de contournement routier de Beynac, le dossier épineux était examiné devant le tribunal administratif de Bordeaux, ce mardi. Il rendra sa décision le 9 avril.

La salle d'audience pleine au tribunal administratif de Bordeaux.
La salle d'audience pleine au tribunal administratif de Bordeaux. © Radio France - Camille Huppenoire

Beynac-et-Cazenac, France

C'est un nouvel épisode du long feuilleton de la déviation de Beynac. Le projet de contournement routier est contesté depuis des années. Les travaux avaient tout de même démarré, et bien avancés, jusqu'à la décision du Conseil d'État le 28 décembre dernier. La plus haute juridiction administrative a suspendu l'arrêté préfectoral qui autorisait les travaux, considérant qu'il n'y avait pas de motifs majeurs justifiant cette déviation. 

Depuis, le chantier est suspendu. Et ce mardi 26 mars, le sort du projet s'est peut-être joué devant le tribunal administratif de Bordeaux. Devant une salle remplie d'opposants et de défenseurs du projet (dont Germinal Peiro, le président du département, qui a fait le déplacement), la justice a examiné le fond du dossier. 

Décision attendue le 9 avril

Pendant plus d'une heure et demie, la rapporteur publique est intervenue en estimant qu'il n'y a pas de raison d'annuler l'arrêté préfectoral qui autorise les travaux. En rejetant, un à un, les arguments des opposants au contournement routier, la magistrate est ainsi allée contre la décision du Conseil d'État. 

Les opposants au projet sont restés confiants après ce qui ressemble à un camouflet : pour eux, le tribunal administratif suivra l'avis du Conseil d'Etat, pas celui de la rapporteur.  Et si la décision du tribunal leur est défavorable, Maître François-Henri Briard, avocat de La Demeure historique, annoncent déjà qu'ils iront devant la cour administrative d'appel. En raison du caractère sensible du dossier, la décision du tribunal administratif sera rendue le 9 avril.

Ambiance électrique, "opposition irrationnelle" contre "crime contre la nature"

Alors que Maître François-Henri Briard a qualifié le projet de déviation de "crime contre la nature", l'avocat du département de la Dordogne, Maître Xavier Heymans, a regretté "que l'on accuse [le département] de mensonge... c'est de la diffamation !" Face à l'ambiance électrique dans la salle d'audience, remplie d'opposants au projet, Maître Xavier Heymans a parlé d'une "opposition passionnée et irrationnelle", ce qui lui va valu d'être brièvement conspué. Le président du tribunal a rappelé plusieurs fois la salle, agacée par les conclusions de la rapporteur publique, à l'ordre.  Michel André, de l'association SEPANSO Dordogne, s'agace de voir l'impact environnemental qualifié de "faible." Pour lui, la nouvelle route n'est pas nécessaire et dénaturera la vallée, très touristique. "Les gens viennent en Dordogne pour voir le patrimoine, pas pour faire des courses de vitesse !"

Un projet "d'intérêt public majeur" pour le président du département