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Climat – Environnement DOSSIER : COP24 - Quarante-quatre initiatives pour sauver la planète

COP24 - Des HLM et le centre commercial chauffés au bois à Sevran, en Seine-Saint-Denis

lundi 26 novembre 2018 à 5:11 Par Rémi Brancato, France Bleu Paris

A l’occasion de la COP 24, du 2 au 14 décembre en Pologne, France Bleu vous fait partager les initiatives locales en faveur de l’environnement. A Sevran, en Seine-Saint-Denis, après le fioul et le gaz, la ville a choisi le bois pour alimenter un réseau de chaleur et réduire ses émissions de CO2.

La chaufferie biomasse gérée par Engie Réseaux à Sevran, en Seine-Saint-Denis
La chaufferie biomasse gérée par Engie Réseaux à Sevran, en Seine-Saint-Denis © Radio France - Rémi Brancato

Sevran, France

Au pied des tours HLM de Sevran, en Seine-Saint-Denis, beaucoup d'habitants ignorent que la chaleur de leurs radiateurs, provient du bois. Inaugurée en janvier par la ville de Sevran, la toute nouvelle chaufferie biomasse située à côté du quartier du Pont Blanc utilise à plus de 50% des déchets de bois pour alimenter l'un des deux réseaux de chaleur de la ville, qui concerne aussi bien des HLM, des copropriétés, que le centre commercial Beau Sevran ou l'hôpital Robert Ballanger. Résultat : une baisse drastique des émissions de CO2, responsable du réchauffement climatique, et un tarif du chauffage qui n'augmente pas, et qui doit même baisser.

La chaufferie est alimentée en déchets de bois - Radio France
La chaufferie est alimentée en déchets de bois © Radio France - Rémi Brancato

Cette chaufferie biomasse est alimentée toute l'année par des déchets de bois qui ne seraient de toute façon pas valorisés. "Voilà notre chaudière" décrit Jessica Bernard, la responsable du site, géré par Engie Réseaux : "le bois grimpe ici pour arriver tout en haut de la chaudière".   Il est ensuite consumé à 700 degrés environ, et chauffe une eau à environ 100 degrés, convoyée sur les 11 kms du réseau.

ECOUTER - Le réseau de chaleur est alimenté par une chaudière au bois

Le bois se consume à 700 ou 800 degrés  - Radio France
Le bois se consume à 700 ou 800 degrés © Radio France - Rémi Brancato

Une réduction importante des émissions de carbone

En cas de grand froid, la chaufferie au gaz prend le relais. Mais le site utilise à plus de 50% l'énergie biomasse. Résultat : il émet 12 000 tonnes de CO2 en moins chaque année, par rapport aux énergies utilisées auparavant (fioul puis gaz seul), soit l'équivalent de 5000 voitures retirées des routes.

"Les réseaux de chauffage urbain sont une opportunité de diminuer les émissions de carbone dans l'atmosphère, ce qui ne peut pas être fait sur des logements individuels ou des chaudières collectives de bâtiment" défend Sofiane Benfaid, responsable des réseaux de chauffage urbain à Sevran et Villepinte pour Engie réseaux : "la combustion du bois ne contribue pas au réchauffement climatique".

ECOUTER - Sofiane Benfaid d'Engie réseaux

La chaufferie biomasse de Sevran  - Radio France
La chaufferie biomasse de Sevran © Radio France - Rémi Brancato

Un coût réduit pour les consommateurs

Autre avantage : le coût. Le gaz, utilisé auparavant, est soumis aux prix mondiaux du marché. L'utilisation du bois doit permettre cette année de réduire de 15% le prix de la facture de chauffage pour les usagers. "Préserver la planète ne coûte pas plus cher et peut même coûter moins cher que de rester à nos vieilles solutions fossiles qui existaient avant sur nos territoires" défend Mathieu Gramfort, adjoint au maire en charge du développement durable et de la transition énergétique.

ECOUTER - Mathieu Gramfort, adjoint au maire en charge de la transition énergétique

En Île-de-France on dénombre 105 réseaux de chaleur urbain. C'est la deuxième région de France pour leur nombre. En 11 ans, ils ont réduit de 45% leurs émissions de CO2, en passant à l'énergie propre, comme à Sevran.