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Climat – Environnement

COP 24 : un accord pour le climat sans ambition

dimanche 16 décembre 2018 à 14:04 Par Blandine Costentin, France Bleu

La 24e conférence pour le climat de l'ONU (COP 24) a abouti tard ce samedi à un accord adopté à l'unanimité. Mais ce texte qui définit les règles d'application du précédent accord de 2015 est critiqué par de nombreux défenseurs de l'environnement.

Manifestation à Katowice pendant la COP 24.
Manifestation à Katowice pendant la COP 24. © AFP - JANEK SKARZYNSKI

"Un gâchis énorme" pour l'explorateur Jean-Louis Etienne, "ni assez vite ni assez loin" selon Laurent Fabius, l'ancien président de la COP21, "nous sommes loin du compte" pour le climatologue Jean Jouzel... Les mots sont durs pour de nombreux défenseurs de l'environnement, élus ou experts du climat. L'accord signé dans la nuit de samedi à dimanche en clôture de la COP24 à Katowice en Pologne est considéré comme minimaliste, sans ambition.

Un mode d'emploi pour contrôler les émissions de gaz à effet de serre

Les négociations de la 24e conférence pour le climat des Nations unies ont duré deux semaines et se sont achevées, avec 24 heures de retard, par un accord à l'arraché. Dans un contexte géopolitique peu propice, sous la pression notamment des Etats-Unis, de la Russie et de l'Arabie saoudite, les États ont essentiellement mis au point le mode d'emploi de l'accord signé à Paris, lors de la COP 21 en 2015. Le texte d'une centaine de pages fixe comment seront suivies les actions nationales pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Une marge de manoeuvre est accordée aux pays en développement.

La communauté internationale ne s'est pas engagée à faire plus et plus vite contre le réchauffement climatique. L'objectif minimal des Etats reste une augmentation des températures limitée à 2 degrés, alors que les scientifiques du Giec viennent de signer la sonnette d'alarme : il faut descendre sous les 2 degrés, pour tenter de limiter les catastrophes liées au dérèglement climatique.

Le ministre français de la transition écologique, François de Rugy, a salué "une étape clé" de la lutte contre le changement climatique. 

Au contraire, Greenpeace France critique "un manuel d'application basé sur le plus petit dénominateur commun". Pour Clément Sénéchal, porte-parole climat de l'ONG, "on a l'impression que les Etats les plus riches essaient de gagner du temps en permanence"

Greenpeace compte sur les opinions publiques pour faire bouger les choses. Selon Clément Sénéchal, "les derniers sondages d'opinion montrent que l'enjeu climatique fait partie des priorités des Français. La majorité des populations veut voir des actions politiques".

Nos dossiers autour de la COP24 :