Climat – Environnement

Côte-d'Or : le réseau d'eau serait-il vétuste ?

Par Soizic Bour, France Bleu Bourgogne lundi 24 juillet 2017 à 3:29

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp - Johan BEN AZZOUZ

Il y a une semaine, mi juillet, le réseau d'eau de la commune de Blaisy-Bas a été coupé pendant trois jours, la faute aux nombreuses fuites. Globalement en Côte-d'Or, le réseau est vieillissant puisque certaines canalisation ont plus de cent ans.

Le réseau d'eau en Côte d'Or serait-il vétuste ? La semaine dernière, du 14 au 16 juillet, la commune de Blaisy Bas a été privée d'eau potable pendant trois jours à cause d'importantes fuites d'eau dans le réseau de la commune.

Pas forcément un cas isolé

Et ce n'est visiblement pas forcément un cas isolé. Dans notre département, certains réseaux ont plus de cent ans et n'ont pour la plupart jamais été renouvelés. "Dans tous les réseaux de toutes les collectivités de Côte-d'Or, vous avez une activité de casse et de fuites qui est assez récurrente, après il y a des endroits où il y en a plus, des endroits où il y en a moins", explique Jérôme Cardineau, le directeur technique de Veolia en région Bourgogne-Champagne Ardennes. Mais globalement, "les problèmes de réseaux sont plus un problème de condition de fonctionnement des conduites que d'âge", ajoute-t-il.

Techniques de prévision des fuites

Les services tentent de prévoir d'avantage ces fuites, grâce à des techniques "d'écoute" et de scanner des tuyaux sous le sol, avec des capteurs, pour éviter de faire des travaux et de déterrer les canalisations. "Les pertes d'eau sont très variables d'un réseau à un autre", rappelle Walter Meyer, le directeur technique de Suez pour la région.

20 % d'eau potable perdus chaque année

Parce que c'est vrai qu'il ne faut pas l'oublier : 20 % d'eau potable est perdue chaque année. "Ce sont des pertes liées au fonctionnement du réseau, par exemple, quand les pompiers prennent de l'eau sur un poteau d'incendie ou quand on nettoie les réservoirs d'eau potable une fois par an ou quand on fait des purges aussi , c'est ce qu'on appelle des volumes non comptés", explique Walter Meyer.