Climat – Environnement

Dans le Sancerrois, les vendanges attendront...

Par Sarah Tuchscherer, France Bleu Berry mercredi 17 août 2016 à 18:48

A cause du froid, les grappes ne sont pas homogènes
A cause du froid, les grappes ne sont pas homogènes © Radio France - Sarah Tuchscherer

Les vendanges ne commenceront pas avant fin septembre dans le Sancerrois, soit près de deux semaines plus tard que l'année dernière. C'est l'une des nombreuses conséquences de la météo maussade du printemps.

Fin septembre, pas avant... Les viticulteurs du Sancerrois devront attendre encore un bon mois avant de donner le coup d'envoi des vendanges 2016. Dans les vignes, les raisins sont loin d'être mûrs. Plus grave, les grappes ne sont pas homogènes : certains grains atteignent les 4 centimètres de diamètre quand d'autres n'en font qu'un. Ces différences de taille sont dues au printemps froid et humide qu'a connu la région.

Une météo aux conséquences multiples

Autre conséquence de la météo : plusieurs travaux essentiels à la bonne santé des parcelles n'ont pu être effectués correctement. C'est le cas de l'effeuillage, cette opération qui consiste à "aérer" les vignes afin d'éviter les dépôts de pourriture. Certains pieds ont tout simplement gelé. Ils ne donneront de raisin ni cette année ni les suivantes. Le printemps 2016 pourrait donc peser au-delà de cette année sur les millésimes à venir.

Trop tôt pour un bilan

Pour l'instant, le Sicavac (Service Interprofessionnel de Conseil Agronomique, de Vinification et d'Analyses du Centre) refuse de chiffrer les dégâts, arguant qu'il est trop tôt. Isabelle Balland, viticultrice installée à Bué près de Sancerre, s'attend pour sa part à subir une perte de production de 10% par rapport à l'an passé.

Reportage au domaine Balland, près de Sancerre

"En travaillant avec la nature, on ne peut pas s'attendre à un rendement régulier comme à l'usine", philosophe Isabelle Balland - Radio France
"En travaillant avec la nature, on ne peut pas s'attendre à un rendement régulier comme à l'usine", philosophe Isabelle Balland © Radio France - Sarah Tuchscherer