Climat – Environnement

Des salariés soumis à une pollution élevée dans les souterrains du métro parisien

Par Samuel Aslanoff, France Bleu Paris Région et France Bleu mercredi 9 septembre 2015 à 16:36

Des niveaux de particules élevés ont été relevés dans les souterrains du métro
Des niveaux de particules élevés ont été relevés dans les souterrains du métro - fotolia (illustration)

Dans un rapport publié ce mercredi, l'agence nationale en charge de la sécurité des salariés, met en garde contre les concentrations très élevées de particules qui entraînent des risques pour la santé des salariés travaillant dans les souterrains du métro.

Les 15 000 salariés qui travaillent dans les souterrains du métro et du RER sont exposés à des niveaux de pollution élevés. Il s’agit essentiellement de particules fines, explique un rapport de l’Anses publié ce mercredi et réalisé à la demande des ministères du Travail et de la Santé. Dans ce document, l’Agence nationale en charge de la sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail note que les concentrations de particules PM10 et PM 2,5 « sont très supérieures à celles mesurées dans l'air extérieur et dans l'air intérieur des logements ».

Une pollution issue du freinage et de la friction des roues sur les rails

Pour l’essentiel, il s’agit de particules riches en fer et en carbone qui proviennent de l'usure du matériel roulant, en particulier de la friction des freins sur les roues des rames et du contact entre les roues des wagons et les rails. Selon l’agence, l’exposition chronique des salariés à cette pollution entraîne un risque sanitaire respiratoire et cardiovasculaire et elle invite à "des mesures de prévention et de réduction des expositions aux particules fines pour les salariés".

Les agents de maintenance particulièrement exposés

L’Anses classe parmi les employés à risque ceux qui conduisent les rames de métro ou les RER, ceux qui travaillent à l'organisation des transports et des services, ceux qui travaillent dans des commerces situés dans les gares et les stations souterraines, ceux qui travaillent à la sécurité mais également les travailleurs en charge de la maintenance des infrastructures. Pour eux, estime le rapport, les risques sanitaires sont vraisemblablement plus élevés, compte tenu des émissions des motrices diesel.  En mai dernier, une quarantaine de militants de la CFDT Transports avait distribué des tracts dans les gares RER de Magenta et Haussmann pour alerter les voyageurs sur les niveaux de pollution auxquels sont soumis les salariés.