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Climat – Environnement

De moins en moins d'oiseaux dans les champs et dans les villes, selon une étude de la LPO

lundi 11 février 2019 à 3:25 Par Alexandre Berthaud, France Bleu Drôme Ardèche et France Bleu

Grâce à une étude menée par des bénévoles, la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) en Auvergne-Rhône-Alpes a révélé une forte baisse de la population de volatiles dans les villes et villages ainsi que dans les milieux urbains.

Bruant jaune - photo libre de droit
Bruant jaune - photo libre de droit - Xavier Corteel

Chabeuil, France

Depuis 2001 plus de 300 observateurs bénévoles et salariés de la LPO Auvergne-Rhône-Alpes observent chaque année les populations d'oiseaux dans différents milieux. Plus de 66 500 écoutes ont été effectuées, plus de 32 600 heures de travail, chaque printemps, aux mêmes endroits, le même observateur compte l'ensemble des oiseaux qu'il voit et entend. La Ligue de Protection des Oiseaux a publié ces résultats et ils sont sans appel. Les populations de volatiles en milieux agricoles ainsi que les espèces des villes et villages sont en chute libre dans la région et par conséquent dans nos départements de Drôme-Ardèche. Au sein des différentes catégories, les tendances sont contrastées selon les espèces.

Une alouette des champs, de plus en plus rare en vallée du Rhône. - Aucun(e)
Une alouette des champs, de plus en plus rare en vallée du Rhône. - Photo libre de droit

Les milieux agricoles

Depuis 2002, en Auvergne-Rhône-Alpes, les espèces des milieux agricoles ont vu leur population baisser de 19,5%. Exemple le plus frappant, le nombre de bruants jaunes a été divisé par deux sur la période. Dans la Drôme on voyait beaucoup d'alouettes des champs, notamment en Vallée du Rhône : leur nombre a diminué de 14%.

Pour expliquer cette baisse, les spécialistes de la LPO avancent deux raisons principales. D'abord l'harmonisation des milieux agricoles, les paysages sont homogènes, les cultures aussi, il y a de moins en moins de haies : conséquence les ressources alimentaires des oiseaux sont limitées. Et quand elles ne sont pas réduites, elles peuvent être nocives, à cause de l'utilisation de produits phytosanitaires, deuxième cause du déclin avancée par la LPO.

L'association travaille avec les agriculteurs pour recréer des zones de biodiversité, replanter des haies, creuser un bassin : des petits gestes pour éviter la baisse de population et redonner de la place à la nature.

L'hirondelle rustique, moins présente dans les villes et villages - Aucun(e)
L'hirondelle rustique, moins présente dans les villes et villages - Photo libre de droit

Les villes et villages

C'est quelque chose que de nombreux citoyens remarquent selon Arthur Vernet de la LPO de la Drôme, "le fait que les hirondelles ne soient plus aussi nombreuses qu'avant, on peut désormais le confirmer par des chiffres". Moins 28% d'hirondelle rustique, symbole de la baisse de population des oiseaux des villes et villages (-14,6% depuis 2002). Le serin cini est également en grand difficulté, on en a compté 45% de moins en Auvergne-Rhône-Alpes en 2018 qu'en 2002.

Là aussi c'est l'action de l'homme qui est en question. De nombreux citoyens harmonisent la végétation chez eux, ne laissent pas pousser l'herbe suffisamment pour que les oiseaux puissent se nourrir. Les abris des oiseaux se font de plus en plus rares également, les granges ouvertes aux quatre vents, les clochers qui deviennent des nichoirs, tout cela est généralement retapé et l'accès aux oiseaux barré. 

La bonne nouvelle : les espèces des forêts en hausse

Plus solides, la population des espèces "généralistes", qui peuvent vivre dans tous les milieux, est en hausse de 3,5% depuis 2002. Ces oiseaux, comme le merle noir, s'adaptent plus facilement et survivent donc mieux. Autre bonne nouvelle, les espèces des forêts sont en recrudescence (+5,7%) à l'instar du rougegorge familier (+11%) ou encore du pic épeiche (14%).

Un pic épeiche - Aucun(e)
Un pic épeiche - Photo libre de droit