Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Environnement

De nouvelles attaques attribuées au loup dans la vallée de la Bruche

-
Par , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass

Quatre brebis ont été tuées et deux autres blessées après deux attaques nocturnes contre un troupeau de 500 moutons installé au Champ du Feu. Fin mai, un bouc et un agneau avaient déjà été attaqués par un loup à Ranrupt. L'émotion est vive chez les bergers.

Les bergers et leur troupeau au Champ du Feu
Les bergers et leur troupeau au Champ du Feu © Radio France - Olivier Vogel

Belmont, France

Chaque été, Jean-Claude Mayer, un berger itinérant, fait paître ses moutons en transhumance sur les prairies d'altitude de la haute vallée de la Bruche, du côté du Champ du Feu notamment. C'est là, sur une piste de ski, qu'était installé son troupeau de 500 bêtes. A deux reprises, dans la nuit du 7 au 8 juillet et dans celle du 8 au 9 juillet, le troupeau a été attaqué. Le berger a retrouvé quatre de ses brebis tuées, le sternum en partie dévoré. Deux autres moutons ont été blessés. Des attaques qui font penser au loup. Fin mai à Ranrupt, à quelques kilomètres de là,  un loup, photographié par un piège, avait tué un bouc et emporté un agneau.

L'une des brebis tuées - Aucun(e)
L'une des brebis tuées - Guy Hazemann

Le berger, son frère et son fils, prêt à prendre la relève, parlent de leur angoisse quand ils repartent le soir chez eux, dans la Val de Villé, en laissant le troupeau pour la nuit. "C'est plus une vie" sanglote René. Depuis les attaques, la direction départementale des territoires, a installé, avec le concours du fonds d'indemnisation des dégâts de sanglier du Bas-Rhin, une clôture d' 1,40 m de hauteur alimentée par une puissante batterie. Une clôture censée décourager le loup et mettre le troupeau en sécurité pour la nuit.

on n'avait pas besoin de ça. Jean-Claude Mayer, le berger

Mais pour les éleveurs, le loup n'a pas sa place dans le massif. "On a assez de soucis comme ça avec le climat et les sangliers", explique Jean-Claude. "On n'avait pas besoin de ça" soupire-t-il.

Le troupeau à l'abri derrière une double clôture  - Radio France
Le troupeau à l'abri derrière une double clôture © Radio France - Olivier Vogel

"Le loup s'est installé chez nous, c'est quand même triste." Guy Hazemann, le maire de Belmont

Pour Guy Hazemann, le maire de Belmont, la commune du Champ du Feu, "le loup n'a pas sa place chez nous et il n'a jamais eu sa place". 

"Une bonne nouvelle pour la vitalité des écosystèmes." L'office national de la chasse et de la faune sauvage

Les spécialistes du loup et du lynx, à l'Office national de la chasse et de la faune sauvage comprennent l'inquiétude des éleveurs, rappellent que des solutions existent pour protéger les bêtes des attaques de loup, les clôtures spéciales ou des chiens comme les patous, mais rappellent que le retour du loup est une bonne nouvelle pour les écosystèmes et que ce grand prédateur a tout à fait son rôle à jouer dans l'équilibre des écosystèmes.

Le troupeau au Champ du Feu - Radio France
Le troupeau au Champ du Feu © Radio France - Olivier Vogel