Climat – Environnement

Déchets nucléaires à Bure : le projet Cigéo décalé d'un an

Par Thomas Schonheere, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu mardi 18 juillet 2017 à 6:08

Site du laboratoire de recherche sur l’enfouissement des déchets radioactifs de l'Andra, à Bure.
Site du laboratoire de recherche sur l’enfouissement des déchets radioactifs de l'Andra, à Bure. © Maxppp - Thierry Gachon

L'Andra a annoncé, lundi, qu'elle allait finalement déposer "mi-2019" la demande d'autorisation de construction du projet Cigéo. Le chantier, qui prévoit d'enfouir à Bure (Meuse) les déchets nucléaires les plus radioactifs, ne débutera pas avant 2022.

C'est un nouveau contretemps pour le projet Cigéo : lundi, le directeur de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), Pierre-Marie Abadie, a annoncé un report de la demande d'autorisation de construction du projet. Dans un entretien avec l'AFP, Pierre-Marie Abadie explique que cette demande, prévue mi-2018, sera faite "mi-2019". "Cela repousse le début de la construction à 2022", ajoute-t-il.

Les opposants demandent l'arrêt immédiat du projet

Pourquoi ce report ? "Afin d'intégrer les études des variantes de nos choix de conception", affirme Pierre-Marie Abadie. Selon le dirigeant, cette décision a été prise avant l'avis de l'Institut de radioprotection et de sureté nucléaire" (IRSN), publié le 4 juin. Dans son évaluation du projet, l'IRSN a estimé que Cigéo avait atteint, "dans l'ensemble, une maturité technique satisfaisante", mais a relevé quatre points à améliorer, le principal concernant l'impact d'un éventuel incendie sur une partie des déchets.

Avec ce nouveau contretemps, le chantier, qui prévoit d'enfouir à Bure (Meuse) les déchets nucléaires les plus radioactifs, ne débutera pas avant 2022. Les anti-nucléaires, eux, considèrent qu'avec ce nouveau report, "l'Andra avoue sa difficulté à boucler son dossier de sûreté". Dans un communiqué diffusé lundi soir, les opposants réclament une nouvelle fois l'arrêt immédiat du projet.