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Environnement

Démolitions à Saint-Étienne : des chantiers symboliques cet été

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Plusieurs quartiers de Saint-Étienne sont concernés cet été par des chantiers de démolition. Des immeubles symboliques vont disparaître, à Beaubrun-Tarentaize et à la Rivière notamment.

Le "grignotage" du Tripode a débuté à Saint-Étienne, dans le quartier de la Rivière.
Le "grignotage" du Tripode a débuté à Saint-Étienne, dans le quartier de la Rivière. © Radio France - Tifany Antkowiak

Saint-Étienne, France

Les chantiers de démolition sont plus visibles (et audibles !) parce que c'est l'été et qu'il y a moins d'activité à Saint-Étienne. Plusieurs quartiers sont concernés en ce moment, comme La Rivière. Depuis plusieurs semaines, le "grignotage" du Tripode a débuté. Cette tour de logements d'une quinzaine d'étages, qui domine la RN88 aura entièrement disparu d'ici quelques mois. 

Le Tripode ne dominera bientôt plus la RN88

Dans le quartier, les habitants espèrent beaucoup de ce changement. "Franchement c'était tout moche", sourit Zakhia, qui a pourtant vécu dans la tour quelques temps, au quatorzième étage. "Et puis ces grandes tours maintenant, ça sert plus à rien... c'est comme la tour de Montreynaud qui était tombée, ça a pas été une mauvaise chose non plus", poursuit cette femme qui a toujours vécu à la Rivière. Elle reconnaît d'ailleurs que quand le Tripode aura disparu, elle "aura un petit pincement au cœur, parce que c'est notre enfance qui s'en va"

Martine, elle, ne regrettera rien : "c'est un quartier qui est complètement oublié, y a plus de commerce, c'est un quartier dortoir", commente cette ancienne habitante de la Rivière, partie se mettre au vert à Planfoy il y a plusieurs années. Carole Dormois, coordinatrice de l'association d'habitants "Au fil de la Rivière", reconnaît que l'activité "n'est pas très dense" dans le quartier, mais qu'il y a bien une vie de quartier. Elle explique qu'avec son association, elle "rame à contre-courant contre la fermeture des commerces". Mais elle espère que la démolition du Tripode, et la réhabilitation de plusieurs immeubles de la rue Bonnassieux, juste à côté, aideront à améliorer l'image du quartier

Franchement c'était tout moche" - Zakhia, ancienne habitante du Tripode

Un quartier qui "a plein d'atouts", selon elle, à commencer par sa proximité du Pilat. L'avenir de l'implantation du Tripode n'est pas encore arbitrée, mais ce qui est certain, c'est qu'il n'y aura pas reconstruction de logements à cet emplacement. Par ailleurs, des murs antibruit doivent prochainement être installés à proximité, pour limiter les nuisances venant de la RN88.

L'immeuble du 18 rue Henri-Gonnard à Saint-Étienne.  - Radio France
L'immeuble du 18 rue Henri-Gonnard à Saint-Étienne. © Radio France - Tifany Antkowiak

La fin des "taudis du Monde"

Autre quartier de Saint-Étienne, autre démolition symbolique. Depuis le 5 août, des travaux ont débuté juste au-dessus des Ursules, à Beaubrun-Tarentaize. L'immeuble situé au 18 rue Henri-Gonnard va être démoli. C'est le dernier immeuble d'un îlot devenu emblématique du logement insalubre. "Je ne sais pas si vous vous souvenez, en 2014", rappelle Jean-Pierre Berger, l'adjoint au maire de Saint-Étienne en charge de la politique du logement et de l'habitat. 

"On avait fait beaucoup de bruit, enfin il y avait eu beaucoup de bruit de fait concernant un immeuble qui était juste avant, là, qui a été démoli. C'était un article du Monde qui disait que Saint-Étienne c'était catastrophique sur le plan des taudis etc., et bien là c'est la suite", poursuit l'adjoint. Sur cet îlot, pas de reconstruction dans l'immédiat. "On appelle ça "terrain en attente"", précise Jean-Pierre Berger. Un espace vert pourrait y voir le jour, ou peut-être des logements individuels. "Ça serait intéressant de faire revenir les gens du Monde dès qu'on aura réhabilité tout ça, qu'on aura des belles maisons rénovées, mais c'est un peu tôt", conclut l'adjoint au maire, avec facétie. 

La Ville de Saint-Étienne prévoit encore 20.000 mètres carré de démolitions d'ici le printemps 2020.