Climat – Environnement

Des femmes et des hommes en cage à Montpellier pour dénoncer l'exploitation animale

Par Marion Bargiacchi, France Bleu Hérault et France Bleu samedi 23 septembre 2017 à 20:51

Dix-sept manifestants vegan ce sont mis en scène place de la Comédie pour dénoncer l'exploitation des animaux par l'homme.
Dix-sept manifestants vegan ce sont mis en scène place de la Comédie pour dénoncer l'exploitation des animaux par l'homme. © Radio France - Marion Bargiacchi

Ce samedi 23 septembre, une vingtaine de personnes se sont mises en scène place de la Comédie à Montpellier. Des activistes vegan, en sous-vêtements, enfermés dans des cages pour sensibiliser les passants à propos de l'exploitation animale.

Place de la Comédie, une vingtaine d'hommes et de femmes se sont exposés, presque nus, enfermés dans des cages ce samedi 23 septembre. Une opération d'activistes vegan pour sensibiliser les passants au sort des animaux, utilisés pour leur viande, leur peau ou dans les cirques.

Enfermés en plein soleil pendant une heure

La mise en place est rapide, presque chorégraphiée : les dix-sept volontaires à l'enfermement enlèvent leurs vêtements et révèlent des sous-vêtements couleur chair. Leur peau est maquillée, recouverte de traces noires pour simuler la poussière, de fausses cicatrices et de cernes. Ils vont rester une heure, coincés dans des cages grillagées d'un mètre de long sur cinquante centimètres de hauteur sous un soleil de plomb.

Les militants vegans se mettent en place sous les regards des passants. - Radio France
Les militants vegans se mettent en place sous les regards des passants. © Radio France - Marion Bargiacchi

Planté devant les cages, André reste dubitatif : "Ils n'ont rien trouvé de mieux que de remplacer les animaux ? Je trouve ça provoquant. Je ne pensais pas qu'on pouvait en arriver à faire des choses comme ça !"

Mais Audrey, une militante, répond du tac au tac : "Oui là c'est sûr ,ce sont des humains, mais c'est ce que subissent des millions d'animaux dans les élevages. Il faut savoir qu'une poule de batterie elle vit sur une feuille de papier A4"

Dans la foule, aucun spectateur ne reste indifférent . "C'est une action un peu choquante, mais bon, si ça peut être efficace."

"En tous cas, c'est une action qui attire l’œil parce que tout le monde s'arrête !" Hélène, spectatrice.

Dans la foule qui s'agglutine, Mourad filme la scène avec son téléphone portable. Sa petite fille de 5 ans s'accroche très fort à son jean. "Cette mise en scène la perturbe un peu. Je me suis approché avec elle pour lui expliquer que la dame dans la cage mimait la condition animale. Elle me demandait d'où venaient les cicatrices. Je lui ai expliqué que vu la façon dont ils sont conditionnés, les animaux se blessaient." Mourad soutient la cause : il tient à partager ces images sur les réseaux sociaux.

Des dizaines de curieux ont assisté à la scène pendant une heure. - Radio France
Des dizaines de curieux ont assisté à la scène pendant une heure. © Radio France - Marion Bargiacchi

"Il n'y a rien de plus cher que notre liberté. Pour les animaux c'est pareil."

Pour Sophie Sadiki, cette mise en scène n'est pas une première. Cette militante vegan de 30 ans a déjà organisé plusieurs scènes pour dénoncer l'exploitation des animaux par l'homme comme cette femme dans une assiette géante.

Sophie Sadiki ne mange plus de viande depuis trois ans, elle n'utilise aucun produit d'origine animale. "Je porte des vêtements qui ne sont pas issus de peaux animales, ma ceinture, mon sac sont en simili-cuir. Je ne mange pas de viande, comme tous les gens dans les cages aujourd'hui, tous activistes vegan convaincus. Il y en a une qui n'a jamais mangé de viande de sa vie, elle a 45 ans et elle se porte très bien. Je pense qu'il faut remettre notre mode de vie en question, arrêter les préjugés et se documenter."

"Les animaux ne nous appartiennent pas, ils ne peuvent pas s'exprimer alors, par respect, laissons les tranquilles."