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Climat – Environnement

Des fermetures de réacteurs à la centrale de Chinon ?

mardi 27 novembre 2018 à 14:47 Par Yohan Nicolas, France Bleu Touraine

Emmanuel Macron a annoncé, en plus des deux réacteurs de Fessenheim, la fermeture de 12 autres réacteurs d'ici 2035. Les plus anciens sites seraient concernés dont celui de Chinon en Indre-et-Loire et Saint-Laurent dans le Loir-et-Cher.

Les plus anciens sites, dont celui de Chinon, seront-ils impactés par le projet de fermeture de 14 réacteurs d'ici 2035 ?
Les plus anciens sites, dont celui de Chinon, seront-ils impactés par le projet de fermeture de 14 réacteurs d'ici 2035 ? © Maxppp - Franck Dubray/Ouest-France/Maxppp

Chinon, France

Emmanuel Macron a présenté ce mardi sa feuille de route du nucléaire pour les dix prochaines années, dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE). Il a confirmé que la part du nucléaire serait ramenée à 50% de la production d'électricité à l'horizon 2035, contre un objectif initial de 2025 dans la loi de transition énergétique, déjà abandonné par le gouvernement car jugé impossible à atteindre.  Emmanuel Macron a choisi la voie du compromis en annonçant l'arrêt de 14 réacteurs de 900 mégawatts d'ici à 2035.  "Ce mouvement commencera à l'été 2020 avec l'arrêt définitif des deux réacteurs de Fessenheim en Alsace", a déclaré Emmanuel Macron.  Il y aura donc 12 autres réacteurs à fermer entre 2025 et 2035. Cela signifie 4 à 6 réacteurs d'ici 2030, et entre 6 et 8 réacteurs entre 2030 et 2035.

Pour autant, il n'y aura pas de fermeture de sites - Emmanuel Macron

Les arrêts de réacteurs devraient avoir lieu parmi les plus anciens sites, soit: Tricastin (Drôme et Vaucluse), Bugey (Ain), Gravelines (Nord), Dampierre (Loiret), Blayais (Gironde), Cruas (Ardèche), Chinon (Indre-et-Loire) et Saint-Laurent (Loir-et-Cher). On ne sait pas (si il y a fermetures?), dans quel calendrier s'inscrirait Chinon et Saint-Laurent. Chinon qui compte 2.500 salariés, c'est l'un des principaux employeurs de l'Indre-et-Loire. C'est EDF, l'exploitant des 58 réacteurs actuellement en fonctionnement, qui devra fixer la liste précise mais il n'y aura "aucune fermeture complète des sites" parmi les 19 centrales, a assuré Emmanuel Macron.   

Cela inquiète le personnel de Chinon. 2035 c'est finalement un temps assez court - La CGT Chinon

Pour autant explique Hervé Le Coz, secrétaire-adjoint de la CGT à la centrale de Chinon et membre du CCE, le ministre de l'environnement explique que ces arrêts de réacteurs concernent les sites 4 tranches de 900 MW, dont on part plutôt sur 2 réacteurs sur 4. On est pas surpris par ces annonces, mais on reste vigilant. On sent qu'un processus est engagé.   Au delà des questions de la stabilité du réseau, la CGT s'inquiète sur l'impact social. Cela génère des interrogations pour le personnel, car 2035 c'est finalement un temps assez court.  Sur l'impact social, vous voyez qu'à Fessenheim, ils étaient 700 salariés pour 2 tranches, et ils vont rester à 250 salariés. Vous faites le ratio pour le site de Chinon qui compte 2.500 salariés (1.400 salariés EDF et 1.100 salariés sous-traitants) et vous avez l'impact social.   Par ailleurs, la CGT appelle à une grève du personnel de la centrale jeudi matin pour alerter sur les moyens alloués aux centrales, la casse de l'entreprise, ou encore la fermeture des agences commerciales EDF.         

On ne fait rien pendant ce quinquennat

"On ne fait rien pendant ce quinquennat", a aussitôt déploré l'écologiste Yannick Jadot.  C'est "le statu quo sur l'ère du nucléaire" et un "recul" sur les objectifs de fermeture , a déploré Audrey Pulvar, présidente de la Fondation pour la nature et l'homme (FNH).  Ces annonces s'ajoutent à la fermeture des quatres dernières centrales à charbon d'ici 2022, qui est une nouvelle fois confirmée.  Par ailleurs, la France ne va pas décider dans l'immédiat la construction de réacteurs nucléaires de nouvelle génération EPR supplémentaires, et attendra au moins 2021, a annoncé le chef de l'Etat.