Climat – Environnement

Des militants de Greenpeace s'introduisent dans la centrale de Fessenheim

France Bleu Alsace et France Bleu Elsass mardi 18 mars 2014 à 8:11 Mis à jour le mardi 18 mars 2014 à 9:58

Des militants de Greenpeace ont déployé une banderole sur la centrale de Fessenheim
Des militants de Greenpeace ont déployé une banderole sur la centrale de Fessenheim © Greenpeace

Une soixantaine de militants de Greenpeace ont franchi les barrières de sécurité de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), mardi matin. Ils ont déployé une banderole sur l'un des réacteurs de la centrale, appelant François Hollande et Angela Merkel à ne plus mettre l'Europe en danger.

"Stop risking Europe " ("Arrêtez de faire courir un risque à l'Europe", en français) : c'est le message déployé ce mardi matin par des militants de [Greenpeace](http://energie-climat.greenpeace.fr/action-ne-mettez-pas-leurope-en-danger?\_\_utma=218051913.1762138974.1395125613.1395125613.1395125613.1&\_\_utmb=218051913.16.9.1395126521431&\_\_utmc=218051913&\_\_utmx=-&\_\_utmz=218051913.1395125613.1.1.utmcsr=google|utmccn=(organic)|utmcmd=organic|utmctr=(not%20provided) &utmv=-&utmk=16270197)sur l'un des réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim, dans le Haut-Rhin. Une quinzaine de personnes a atteint le toit du réacteur.

"Plus de 60 militants sont entrés ", a revendiqué l'ONG . Une information confirmée par les pompiers. Les autorités n'ont pas souhaité donner plus d'informations. Un hélicoptère de la gendarmerie survolait les lieux. Si l'on en croit les photos publiées par l'association, ils ont utilisé un camion doté d'une passerelle pour franchir les grillages barbelés.

Selon EDF, qui gère le site, 56 militants étaient "sous contrôle " des gendarmes, et 34 d'entre eux avaient été interpellés. Le fournisseur d'électricité précise que "ces événements n'ont aucune conséquence sur la sûreté des installations qui fonctionnent normalement ".

Une centrale ouverte depuis 1977

Les militants, de plusieurs nationalités, demandent à François Hollande l'arrêt immédiat des deux réacteurs de la centrale, qui sont en fonction depuis 1977. La centrale est "trop vieille et trop risquée" selon Greenpeace. Lors de la campagne de la présidentielle, en 2012, le candidat Hollande s'était engagé à ce que la centrale ferme d'ici 2016.

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