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Climat – Environnement

Des photos et un slogan choc des maires anti-loups

lundi 30 octobre 2017 à 20:15 Par Véronique Saviuc et Véronique Pueyo, France Bleu Isère et France Bleu

Un slogan choc des maires qui luttent contre le loup : "N'obligez pas les maires à faire ça !". On le lit sur l'affiche de l'Union pour la Sauvegarde des Activités Pastorales et Rurales qui demande un assouplissement de la procédure de prélèvement du prédateur dans le prochain Plan Loup 2018-2023.

Le coup de colère de l'USAPR, l'Union pour la Sauvegarde des Activités Pastorales et Rurales
Le coup de colère de l'USAPR, l'Union pour la Sauvegarde des Activités Pastorales et Rurales -

Chichilianne, France

"On n'est pas des délinquants. On veut juste se faire entendre des pouvoirs publics pour qu'ils nous intègrent dans les discussions en cours sur le futur plan loup !" Yann Souriau, le maire de Chichilianne, dans le Trièves, est remonté. Si, avec une quinzaine d'autres maires de différents départements, comme la Drôme, la Savoie, les Alpes de Haute Provence ou les Hautes Alpes, il a choisi de poser avec son écharpe tricolore, le fusil à la main, c'est pour que le gouvernement entende cet appel.

L'union pour la sauvegarde des activités pastorales et rurales, l'USAPR, est à l'origine de ce communiqué-choc envoyé aux médias pour annoncer une conférence de presse le 6 novembre prochain, à la maison des agriculteurs de La Tour de Salvagny, dans le Rhône. Le lendemain, justement, une réunion est prévue pour préparer le plan loup, mais les maires veulent tirer la sonnette d'alarme avant : "Si on n'assouplit pas les mesures de prélèvement du loup, on risque des dérapages. Les éleveurs, les bergers, tout le monde est à bout." explique le président de l'USAPR, Pierre-Yves Bonnivard, le maire de Saint-Colomban-des -Villards, en Savoie.

On n'est pas des délinquants ! On veut juste protéger nos bêtes" - Yann Souriau, maire de Chichilianne

Par dérapages, il faut comprendre que certains pourraient prendre leur fusil pour "braconner" le loup, alors que c'est illégal car le prédateur est protégé par la convention de Berne.

Éviter le braconnage

"On en a marre, on dit stop !" martèle Yann Souriau, le maire de Chichilianne, en Isère. "L’État est responsable du massacre de nos bêtes : vaches, moutons, et même chevaux ! Or, on compte maintenant des centaines de loups en France, il est loin d'être en voie de disparition !"

Les élus veulent que la procédure soit assouplie, qu'il y ait moins de tracasseries administratives. En clair, ils souhaitent que tuer un loup ou une meute qui posent problème soit plus facile qu'actuellement, car il faut d'abord commencer par un tir d'effarouchement, puis un tir de défense et enfin un tir de prélèvement.

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