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Climat – Environnement

Des silures de plus en plus gros dans les rivières d’Occitanie et qui divisent toujours autant

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Par , France Bleu Occitanie

Est-ce que les silures ont détruit l’écosystème de nos rivières ? Les scientifiques travaillent sur la question depuis des années à Toulouse. Les pêcheurs eux continuent d’adorer ce poisson qui leur permet une pêche très spectaculaire.

Matthieu Ravari, guide de pêche à Albi avec une belle prise de 2,55 m.
Matthieu Ravari, guide de pêche à Albi avec une belle prise de 2,55 m. © Radio France - @Matthieu Ravari

Tarn, France

Qui va pêcher le plus gros ? Régulièrement, on voit sur les réseaux sociaux ou dans les journaux des silures énormes qui viennent d'être attrapés dans les rivières d'Occitanie. En 2017, le record du monde a été battu 2,74m à Montauban par Jean-Christophe Conegero. La semaine dernière un poisson de 2,06m a été pêché dans l'Aveyron. 

Le silure est en tout cas un poisson clivant. Il n'est pas beau, il ne se mange pas (même si certains s'y mettent). Mais les pêcheurs l'adorent car il permet une pêche très sportive digne de la pêche en mer. Les défenseurs de l'environnement eux le détestent car il est accusé de détruire l'écosystème. 

Plus ou moins de silures ?  

La vérité est sans doute un peu plus compliquée pour le monde scientifique. Frédéric Santoul est chercheur au CNRS et à l'Ecolab de Toulouse. Il est sans doute un des spécialistes français du silure. "Il y a des personnes qui y voient un intérêt de pêche sportive. Et d’autres personnes qui y voient un prédateur pour toutes les autres espèces. La réalité écologique n’est pas encore totalement établie mais elle est sans doute au milieu. Il y a des endroits où l’impact est fort et d’autres où il est moins fort. Sur les poissons d’eau douce, nous n’avons pas noté d’impact majeur en revanche c’est différent pour les poissons migrateurs et notamment le saumon dans la Garonne.

Une des questions épineuses, c'est celle du nombre de silures. Pour Matthieu Ravari, guide de pêche, ils sont de moins en moins nombreux mais en revanche de plus en plus gros. Les études de l'Ecolab toulousain semblent conforter le sentiment du pêcheur tarnais. Frédéric Santoul parle "d'effet de seuil dans le Tarn et la Garonne.

Matthieu Ravari estime qu'il y a de moins en moins de silures. Reportage Sandrine Morin.

"Délit de sale gueule" 

Francis, vendeur au magasin Pêche Chasse Loisirs 81 à Albi estime que le silure a le dos large. "Il y a un délit de sale gueule autour du silure. Pour les gens c’est celui qui a fait le mal partout et notamment qui a mangé tous les sandres. Et ce n’est pas vrai. Le silure n’est pas le seul responsable."

Beaucoup demandent à Matthieu Ravari de pêcher des silures dans le Tarn.  - Radio France
Beaucoup demandent à Matthieu Ravari de pêcher des silures dans le Tarn. © Radio France - SM